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Procédure pénale : "Les annonces ne sont pas à la hauteur du problème" (Frédéric Péchenard)

Les mesures annoncées par le Premier ministre pour alléger la procédure pénale constituent "un catalogue de mesurettes, qui n’est pas à la hauteur du problème", affirme le directeur général du parti Les Républicains, Frédéric Péchenard, sur RTL, jeudi 15 octobre 2015 (lire sur AEF). L’ancien directeur général de la police nationale constate une "paupérisation de la police et de la gendarmerie" et dénonce "l’absence de considération" du gouvernement pour les forces de l’ordre.

"Les policiers ont demandé à être reçus par François Hollande après les attentats de janvier, il a fallu attendre que 7 500 d’entre eux descendent dans la rue" pour que le président de la République annonce qu’il allait les recevoir, regrette le directeur général des Républicains, Frédéric Péchenard, jeudi 15 octobre 2015. Interrogé sur RTL, il estime que le président de la République "ne montre pas sa considération pour les forces de l’ordre".

UN BUDGET "INSUFFISANT"

Les forces de l’ordre "ont besoin de moyens pour travailler. J’ai appris hier que des gilets pare-balles étaient périmés […], et que les voitures tombaient en panne parce qu’au lieu de les renouveler tous les 100 000 km, on les prolongeait", indique l’ancien DGPN. "Le budget de la police est insuffisant en termes de fonctionnement." Il dénonce "le choix qui a été fait par le Parti socialiste d’augmenter les effectifs", car "ce que Bercy a donné d’une main, il l’a repris de l’autre".

"Je ne fais pas partie de ceux qui pensent que plus il y a de policiers et de gendarmes, meilleure est la sécurité", rappelle Frédéric Péchenard. "C’est une vision très archaïque des choses. On a évidemment besoin d’avoir des effectifs, mais ce qui est le plus important est [de savoir] quelle mission attribuer à la police". Il estime que, si "à chaque fois qu’il y a une permission de sortie, [il faut mettre] trois policiers ou trois gendarmes autour d’un permissionnaire, alors oui il faut embaucher davantage de policiers, mais c’est une mission que ne réclame pas la police et qui n’a aucun sens".

"LE VOYOU EST MIEUX CONSIDÉRÉ QUE LA VICTIME"

Pour l’ancien DGPN, la politique pénale est actuellement "basée sur une certaine permissivité. Le voyou est mieux considéré que la victime, et les voyous entre eux se valent, que ce soit un primo-délinquant ou un multirécidiviste". "Les policiers arrêtent, les juges jugent effectivement et condamnent mais, après, il y a un dysfonctionnement qui fait que ces personnes ne vont pas en prison", affirme-t-il, citant le chiffre de "80 000 peines de prison non exécutées chaque année".

"Par le biais des libérations automatiques, des libérations anticipées, des permissions de sortie, l’exécution de la peine n’est plus assurée en France", affirme Frédéric Péchenard. "Chacun peut comprendre qu’on a besoin d’aménager la peine pour préparer la réinsertion. Mais ce qui est anormal, c’est que cet aménagement de peine soit systématique." Il estime nécessaire de "savoir à qui on donne ces permissions de sortie".

"Quand vous avez affaire à un 'voleur de poules', s’il récidive ce n’est pas dramatique. Mais quand vous avez affaire à quelqu’un de violent, qui est connu comme étant un braqueur, qui s’est radicalisé en prison, le faire sortir, c’est faire prendre un risque à la société et aux policiers et aux gendarmes, risque inacceptable", affirme-t-il.

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Julie Robelet, journaliste