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François Germinet chargé par Najat Vallaud Belkacem d’une mission sur la formation continue dans les universités

François Germinet, président de l’université de Cergy-Pontoise, se voit confier par Najat Vallaud-Belkacem, ministre de l’Éducation nationale, de l’Enseignement supérieur et de la Recherche, une mission pour positionner "clairement et activement" les universités et les écoles sur "le marché" de la formation continue. La ministre en a fait l’annonce jeudi 19 mars 2015 lors des RUE (rencontres universités entreprises) (lire sur AEF). Elle situe cette mission dans le prolongement du constat de l’IGAENR sur les universités dans la FTLV. Un premier rapport d’étape est prévu "d’ici la fin mai" puis un rapport définitif "au plus tard mi-juillet" de façon à permettre "de premières inflexions des pratiques [des] établissements dès la prochaine rentrée".

 

"Vous ferez des propositions pour surmonter les freins et enclencher les leviers internes et externes aux universités et écoles, pour leur permettre d’engager une dynamique nouvelle les positionnant clairement et activement sur le marché de la formation continue" : c’est ce qu’indique la lettre de mission que Najat Vallaud-Belkacem, ministre de l’Éducation nationale, de l’Enseignement supérieur et de la Recherche, à François Germinet, président de l’université de Cergy-Pontoise. L’objectif est "de rendre opérationnelles" les préconisations de l’Igaenr sur "L’implication des universités dans la formation tout au long de la vie" (lire sur AEF). Cela se fera "en proposant [aux] établissements un guide de référence pour développer une politique de formation continue renouvelée", indique la lettre de mission.

François Germinet devra "en particulier" préciser les questions relatives :

  • aux écosystèmes cibles et aux conséquences sur l’ingénierie de l’offre de formation ;
  • au renouvellement pédagogique correspondant, notamment l’articulation formation professionnelle et à distance, l’usage des ressources numériques ;
  • au nouveau modèle économique à concevoir ;
  • à l’évolution du cadre législatif, réglementaire et de gestion des ressources humaines qui pourrait permettre de favoriser la formation tout au long de la vie et de conforter la place des universités et écoles dans les dispositifs correspondants.

Il prendra en compte "un contexte multiple" incluant :

  • l’apparition de nouveaux besoins en qualification liés aux métiers d’avenir et à la montée en gamme souhaitée de notre économie ;
  • le FTLV dans la carrière professionnelle, et l’évolution progressive du modèle universitaire dominant de la formation initiale vers un rythme d’apprentissage réparti tout au long de la vie ;
  • la refonte du système de financement de la formation continue, donnant une place nouvelle, consécutive à la loi sur la formation professionnelle, aux régions et organismes de financement, et modifiant l’équilibre des priorités entre niveaux de qualification ;
  • le développement des outils numériques et l’apparition de nouvelles ressources pédagogiques pour la formation continue.

inflexion des pratiques lors de la prochaine rentrée

Un premier rapport d’étape est prévu "d’ici la fin mai" puis un rapport définitif "au plus tard mi-juillet" de façon à permettre "de premières inflexions des pratiques [des] établissements dès la prochaine rentrée".

Alors que la FTLV devient "un enjeu majeur à la fois de sécurité pour le salarié et de compétitivité pour notre pays", le paysage de l’enseignement supérieur en France "se présente sous un jour paradoxal". En effet, "les universités qui forment 1,5 million d’étudiants en formation initiale (soit environ les 2/3 des étudiants) chaque année, représentent moins de 2 % de l’activité de la formation continue avec environ 350 000 stagiaires", indique la lettre.

 

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Catherine Buyck, journaliste