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La formation continue à l’université est "essentielle pour la compétitivité française" (Najat Vallaud-Belkacem, RUE)

"La révolution culturelle que j’appelle de mes vœux, c’est que l’enseignement supérieur français développe encore plus largement qu’elle ne le fait la formation continue à l’université", déclare Najat Vallaud-Balkacem, ministre de l'Éducation nationale, de l'Enseignement supérieur et d la Recherche, jeudi 19 mars 2015 en clôture du grand débat des RUE (1). Elle confie une mission à François Germinet, président de l’université de Cergy-Pontoise, qui doit faire "d’ici l’été" des propositions "pour donner à toutes les universités les moyens de développer une politique de formation continue renouvelée, adaptée au contexte socio-économique actuel". Elle insiste par ailleurs sur la nécessité pour l’État comme pour les entreprises d’investir dans l’ESR afin de soutenir la compétitivité du pays. Elle évoque à ce titre l’annonce faite par François Hollande du lancement à venir d’un 3e PIA.

Il est "essentiel pour la compétitivité française" que "l’université française développe encore plus largement qu’elle ne le fait la formation continue à l’université". C’est ce que déclare la ministre Najat Vallaud-Belkacem, jeudi 19 mars 2015 à l’occasion du grand débat des RUE (Rencontres universités-entreprises), appelant ainsi à une "révolution culturelle". Elle indique que les universités forment 1,5 million d’étudiants en formation initiale chaque année (soit environ les deux tiers des étudiants), mais représentent moins de 2 % de l’activité de la formation continue. Dans un contexte où "il existe aujourd’hui en France 50 000 officines de formation professionnelle continue".

"une chance pour faire émerger des innovations pédagogiques"

Aussi la ministre annonce-t-elle avoir confié une mission sur ce thème à François Germinet, président de l’université de Cergy-Pontoise, qui "a engagé son université de façon exemplaire dans une politique de formation tout au long de la vie". Il est ainsi chargé d’ici l’été de "proposer des mesures concrètes, opérationnelles, d’identifier les verrous et les freins, quels qu’ils soient, pour donner à toutes les universités les moyens de développer une politique de formation continue renouvelée, adaptée au contexte socio-économique actuel".

Pour elle, le développement de la formation continue est une opportunité "pour les universités, pour les entreprises, et pour les salariés déjà engagés dans la vie active". "Pour les universités, c’est une source de revenus complémentaires, certes, mais aussi une chance pour faire émerger des innovations pédagogiques."

"montée en gamme des entreprises en niveau de R & D"

"L’enseignement supérieur est un acteur clef de la compétitivité de la France et de ses entreprises", déclare par ailleurs la ministre, précisant : "Nous avons un défi central à relever : celui de la montée en gamme des industries et des entreprises, en taille comme en niveau de recherche et développement. Ce défi, nos sociétés contemporaines ne le relèveront que si elles comprennent que l’enseignement supérieur n’est pas un bien de consommation, mais un investissement."

Soulignant "la nécessité d’investir dans le capital humain, particulièrement en période de conjoncture difficile", elle rappelle l’annonce faite par François Hollande d’une troisième levée de fonds pour le PIA (lire sur AEF). "Cela va bien entendu bénéficier à l’enseignement supérieur et à la recherche." Elle insiste également sur la nécessité pour les entreprises d’investir en R&D et appelle à se saisir des pôles de compétitivité et des regroupements des établissements d’enseignement supérieur, "car c’est bien d’innovation et de compétitivité qu’il s’agit" : "Renforcer la place centrale des universités, au cœur des territoires, en lien avec le milieu socio-économique. Augmenter leur rayonnement international."

Ne pas "laisser une partie des jeunes sur le bord du chemin"

Enfin, déclare Najat Vallaud-Belkacem, une société "ne peut pas être innovante en laissant une partie de ses jeunes sur le bord du chemin". "Or le diplôme, et notamment le diplôme d’enseignement supérieur, reste un rempart contre le chômage", rappelle-t-elle. "Quel que soit le niveau de diplôme, le taux de chômage est d’autant plus faible que le diplôme obtenu est élevé : pour un taux de chômage de 23 % des sortants non-diplômés, ce taux est de 11 % pour le niveau bac+2, et 6 % pour le doctorat."

Elle rappelle également le chantier "mené à bien par Geneviève Fioraso au secrétariat d’État à l’ESR, avec la création des Pepite, pour "aider les étudiants à bâtir eux-mêmes leur entreprise". 29 pôles ont été créés "pour aider les jeunes à créer leur entreprise, [avec] la possibilité de bénéficier du statut d’étudiant entrepreneur".

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Anne Roy, journaliste