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Négociations climatiques : de Lima à Paris, l'immense tâche qui attend la future présidence française

Quelques minutes après la salve d’applaudissements qui a accompagné l’adoption de l’accord sur le climat par consensus, à Lima, dimanche 14 décembre 2014, Laurent Fabius a pris la parole en séance plénière. Le ministre français des Affaires étrangères s’est d’abord adressé au ministre péruvien de l’Environnement, Manuel Pulgar Vidal, avec qui il formera un "binôme" au cours de l’année 2015, saluant les trois qualités d’un "bon président" de conférence des parties sur le climat : "ambition, écoute, sens du compromis". Puis il a ajouté : "Le fantôme de Copenhague s’éloigne." Les 195 pays sont cependant passés à deux doigts de l’échec qu’aurait été l’absence d’accord, en s’entendant sur un texte a minima. À un an de la conférence de Paris, qui doit parvenir au premier accord universel sur le climat, la tâche s’annonce plus que jamais ardue.

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Les négociations de Lima, qui ont accouché dans la douleur d’un accord aux termes vagues sur les contributions nationales que devront remettre les États au cours de l’année prochaine, avaient pourtant commencé dans un rare climat d’optimisme, le 1er décembre. Dans la foulée de la mobilisation sans précédent de la société civile dans les rues de New York en septembre, du sommet des chefs d’État aux Nations unies, des récents accords sino-américain et européen sur le climat, et du constat de la réalité du réchauffement climatique par le Giec, nombreux sont ceux qui attendaient un électrochoc sur la conférence des parties à la convention climat.

BOÎTE NOIRE

Et bien, non. La conférence des parties a plus que jamais montré qu’elle fonctionnait telle "une boîte noire", selon la directrice de l’Iddri, Teresa Ribeira. Les deux semaines de négociations dans la capitale péruvienne ont déroulé, sans aucune tension notable, leurs lots de réunions sur des textes très techniques. L’arrivée des ministres, à compter du mardi 9 décembre, le discours du secrétaire général des Nations unies, Ban Ki-moon, venu porter un message "d’urgence", ou encore le discours très applaudi du secrétaire d’État des États-Unis John Kerry, jeudi 11 décembre, ont à peine imprimé l’esprit de la négociation.

Laurent Fabius, qui présidera la conférence de Paris officiellement à compter du 30 novembre 2015 et qui travaillera en binôme avec le ministre péruvien au cours de l’année, semble effectivement avoir réalisé la complexité de la machine onusienne. "Les négociations pour la COP 2014 à Lima sur le dérèglement climatique sont difficiles […] Comme futur président de la COP 2015 à Paris, je dois évidemment être attentif à ces négociations. J’ai donc décidé de retarder mon retour en France", annonçait-il samedi en début d’après-midi. "C’est bien que le ministre ait vu à quoi ressemblait la négociation sur le climat", confiait à AEF un membre de la délégation française.

MONTER AU NIVEAU POLITIQUE

"Au cours de l’année 2015, il faudra monter très vite au niveau politique. Tout ne doit pas se jouer au niveau des négociateurs techniques", analysait dimanche, le directeur scientifique de l’association américaine Union of concerned scientists, Alden Meyer, avant d’ajouter : "Je pense que les Français en ont pris conscience."

De fait, les questions en jeu sont éminemment politiques. La négociation s’est crispée sur le principe essentiel qui sera au cœur de l’accord universel sur le climat attendu à Paris, en décembre 2015 : la différenciation entre les pays. Autrement dit, comment s’assurer que les engagements des pays sont équitables au regard de leur responsabilité historique dans le réchauffement et de leur niveau de développement.

La COP 22 de Marrackech

Les négociations de Lima ont à nouveau mis en lumière la béance des positions des pays sur cette question ainsi que la nécessité de donner des gages aux pays vulnérables. Elles laissent pour l’année 2015 une série de problèmes à résoudre (quelle place pour les contributions dans l’accord, comment s’assurer que l’accord soit dynamique et ambitieux…) et montrent que la question des financements sera centrale pour assurer la confiance entre les différents blocs de négociations. Elles font aussi penser que tout ne pourra être réglé en décembre 2015 et que les conférences ultérieures, à commencer par celle de Marrakech (Maroc) en décembre 2016, devront préciser le reste.

En creux, les négociations de Lima disent également que tout, justement, ne se joue plus dans l’enceinte onusienne, mais dans la société civile, le secteur bancaire et privé, au niveau des régions et des villes. C’est le message qu’avait délivré le sommet de New York de septembre.

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