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Home| Social / RH| Formation professionnelle| Dépêche n°486529

Apprentissage : la France pourrait impliquer davantage les partenaires sociaux en s’inspirant du modèle allemand (Dares)

"Souvent présenté comme un exemple à suivre afin d’améliorer l’insertion des jeunes sur le marché du travail", le système d’apprentissage en Allemagne "repose sur des principes qui seraient particulièrement difficiles à retranscrire dans le contexte français", affirme Guillaume Delautre, chargé d’études à la Dares, dans une note sur "le modèle dual allemand" rendue publique le 8 septembre 2014. Le mode de financement repose par exemple essentiellement sur les entreprises. Ce modèle doit aussi relever "plusieurs défis financiers et sociaux de taille", comme l’élévation du niveau de diplôme à l’entrée en apprentissage qui entraîne une hausse des coûts pour la collectivité. Toutefois, la France pourrait s’inspirer de la participation des partenaires sociaux à la définition des référentiels des métiers, estime l’auteur de l’étude.

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Une concertation pour relancer l’apprentissage

Le gouvernement, qui espère toujours atteindre les 500 000 apprentis en 2017, contre environ 400 000 actuellement, va réunir les partenaires sociaux et les régions le 19 septembre. Les conditions de travail des apprentis et les moyens de valoriser l’apprentissage devraient être abordés à cette occasion.

Du fait des "bonnes performances des jeunes sur le marché du travail allemand" dans les dernières années, le modèle allemand d’apprentissage, qui touche 1,5 million de jeunes, est "de plus en plus souvent présenté comme un exemple à suivre en Europe", souligne Guillaume Delautre, dans un document d’études de la Dares (n°185) daté de septembre 2014 et consacré aux caractéristiques et aux évolutions de l’apprentissage en Allemagne (1).

En 2012, le taux de chômage des jeunes actifs de 15 à 24 ans s’élevait à  8,1 % en Allemagne contre 24 % en France. De même, la proportion des jeunes allemands qui ont terminé leur scolarité initiale et qui ne sont ni en formation ni en emploi (indicateur Neet) est l’une des plus faibles d’Europe (7,7 % contre 12,2 % en France).

FORTE IMPLICATION DES PARTENAIRES SOCIAUX ALLEMANDS

Certains éléments du système allemand pourraient servir d’exemples au cas français, comme "la participation importante des partenaires sociaux au travers des commissions nationales sectorielles", selon l’étude. Ces instances ont pour but de "définir les référentiels des métiers et d’assurer à la fois la transférabilité des compétences transmises et l’adaptation de la formation aux besoins des entreprises". À l’occasion de la troisième conférence sociale, le Medef avait demandé à ce que les créations ou révisions de diplôme soient validées par les CPNE (commissions paritaires nationales de l’emploi) concernées et avait proposé d’expérimenter la co-construction des diplômes entre les branches professionnelles et le ministère de l’Éducation nationale.

De même, "la capacité du modèle dual à proposer des formations adaptées à tous les secteurs d’activité" pourrait être une "source d’inspiration". Depuis la fin des années 1990, une majorité des entreprises d’accueil appartient au secteur des services.

l’apprentissage en Allemagne, une filière à part entière

Néanmoins, prévient l’auteur de l’étude, il semble délicat de comparer les résultats de l’apprentissage en France et en Allemagne en raison des fortes spécificités de chaque système.

L’apprentissage Outre-Rhin est "une filière à part entière" qui est "la plupart du temps la seule voie d’accès à certains métiers qualifiés" et intégrée à un système éducatif "fortement segmenté dès les premières années du secondaire". En France au contraire, "l’alternance est une des modalités possibles permettant d’obtenir des diplômes à tous les niveaux, du CAP au diplôme d’ingénieur". Elle est souvent considérée comme un instrument de la politique d’emploi et de formation.

Les aides de l’État aux employeurs d’apprentis


En France, les employeurs d’apprentis bénéficient d’une exonération de cotisations sociales totales ou partielles, selon la taille de l’entreprise (sauf celles pour les accidents du travail et les maladies professionnelles) et d’un crédit d’impôt sur les sociétés de 1 600 euros pour l’embauche d’un jeune qui prépare un diplôme de niveau III ou inférieur.

Les deux pays s’opposent également par leur mode de financement, avec du côté français, "une mutualisation importante par le biais de l’État et des régions, et du côté allemand, une prise en charge quasiment totale par les entreprises utilisatrices". Celles qui n’offrent pas de places d’apprentissage n’ont de leur côté aucune obligation financière. Les coûts liés à l’enseignement professionnel sont eux à la charge des Länder et des autorités locales.

On peut aussi noter que la durée des contrats d’apprentissage en France, parfois présentée comme un obstacle à l’embauche par les entreprises, est bien plus longue chez nos voisins (les ¾ durent trois ans contre 19 mois en moyenne en France).

Éviction DES MOINS QUALIFIÉS

En outre, le modèle allemand est confronté actuellement à plusieurs difficultés : l’élévation du niveau de diplômes observée au moment de l’entrée en apprentissage "implique un rallongement des études des jeunes allemands et par conséquent une augmentation des coûts pour la collectivité pour un accès à des métiers équivalents".

Ensuite, "la plus grande sélectivité des entreprises" et le déséquilibre entre l’offre et la demande de places en alternance ont eu pour conséquence "d’exclure une partie des jeunes dont le niveau scolaire était le plus bas."

MISE EN PLACE DE PROGRAMMES DE TRANSITION

Face à ces défis, l’État allemand a choisi de financer des stages en entreprise pour préparer les jeunes à l’entrée en formation et des aides financières en direction des entreprises pour favoriser l’embauche de jeunes qui n’ont pas trouvé de poste les années précédentes. Ces dispositifs "se sont pour le moment révélés insuffisants", relève Guillaume Delautre.

Le problème des ruptures de contrat d’apprentissage touche également l’Allemagne, avec environ un jeune sur cinq qui ne va pas aux termes de son contrat, dont la moitié qui abandonne l’apprentissage. Les apprentis peu qualifiés et ceux qui travaillent dans l’hôtellerie-restauration et l’alimentation sont particulièrement touchés.

(1) Les "documents d’études" sont des documents de travail, résultats détaillés ou théoriques, d’études réalisées ou commanditées par la Dares. Le contenu des documents n’engage que leurs auteurs précise la Dares.

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