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Faut-il créer une nouvelle section "économie et société" au CNU : un débat entre l’Afep et Pierre-Cyrille Hautcoeur

Venu débattre avec l’Afep (Association française d’économie politique) lors du congrès de l’association jeudi 3 juillet 2014, Pierre-Cyrille Hautcoeur, président de l’EHESS et auteur d’un récent rapport sur "L’avenir des sciences économiques à l’université en France" (lire sur AEF), a manifesté son désaccord avec l’idée de créer une nouvelle section intitulée "économie et société" au CNU. Cette revendication, portée par l’Afep depuis 2012 pour renforcer le pluralisme en économie en France, n’est selon lui pas une solution : "Il me semble plus pertinent d’élargir les sciences sociales que de créer des sous-sections", explique-t-il. "Et mon sentiment est que le pluralisme n’est pas mort et qu’il faut simplement entrer dans les institutions existantes pour les changer."

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Sciences économiques : deux rapports font des propositions pour diversifier le recrutement des enseignants-chercheurs

Un rapport remis jeudi 5 juin 2014 à Geneviève Fioraso, secrétaire d’État à l’Enseignement supérieur et à la Recherche, met en cause la gestion des carrières des enseignants-chercheurs en sciences économiques. Selon son auteur Pierre-Cyrille Hautcœur, président de l’EHESS, "le système actuel est souvent présenté comme excessivement rigide et frappé de népotisme". Sont notamment ciblés la section unique "sciences économiques" du CNU et "l’archaïsme de la procédure" de l’agrégation, "à l’heure de l’autonomie des universités". Le texte propose donc la "création expérimentale d’une possibilité de qualification interdisciplinaire au CNU" et fonde beaucoup d’espoirs sur le projet de décret réformant l’agrégation. Un autre document (1) sur le même sujet, publié par l’Idies mercredi 4 juin, revient sur les critiques du rapport Hautcœur.

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DÉCRYPTAGE. Faut-il maintenir l'agrégation du supérieur ?

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Des économistes demandent la suppression de l'agrégation en sciences économiques

« L'agrégation qui permet le recrutement de jeunes enseignants a un effet de filtre et de cooptation, effet que les classements des revues scientifiques renforcent. Le problème de l'agrégation existe depuis des dizaines d'années, il est responsable de la fermeture de la discipline » à la diversité des courants en économie, déclare à AEF Bernard Chavance, professeur d'économie à l'université Paris Diderot (Paris-VII) et à l'EHESS et signataire de la tribune « Pour une économie pluraliste, supprimons l'agrégation de sciences économiques », publié dans Le Monde, le 19 décembre 2011. Les autres signataires - Michel Aglietta et Olivier Favereau, professeurs en sciences économiques à l'université Paris Ouest Nanterre-La Défense, et André Orléan, président de l'Afep (Association française d'économie politique) - sont par ailleurs tous signataires du manifeste des « Économistes atterrés », publié fin octobre 2011. Dans une interview à AEF, le 22 décembre 2011, Bernard Chavance indique que « beaucoup de présidents d'universités, d'IEP qui veulent recruter des universitaires économistes voient arriver des professeurs qui sont incultes en histoire de l'économie, qui ne parlent que de mathématiques ».

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