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Home| Social / RH| Protection sociale| Dépêche n°481530

La FNMI va voter sa dissolution : les explications de son président (VIDÉO)

L’assemblée générale de la FNMI se réunira le 11 juin 2014, réunion au cours de laquelle, sur proposition du conseil d’administration, l’assemblée devrait entériner la dissolution de la fédération, au profit de la création d’une nouvelle structure associative. Dans un entretien accordé à l’AEF, ce mercredi 28 mai 2014, le président de la FNMI, Maurice Ronat, également président d’Eovi Mutuelle, explique les raisons de ce choix, motivé à la fois par une volonté de réduire le coût de fonctionnement de la structure fédérative, et par la volonté de rééquilibrer l’importance des voix entre mutuelles de tailles différentes. "Ce n’est pas un échec, mais une phase de mutation", affirme ainsi Maurice Ronat.


Dissolution de la FNMI : les explications de Maurice Ronat from Groupe AEF on Vimeo.

Le 11 juin 2014, l’assemblée générale de la FNMI devrait entériner la dissolution de la fédération de mutuelles interprofessionnelles, après 17 ans d’existence. "C’est une décision longuement mûrie", rappelle le président de la FNMI, qui détaille pour l’AEF les raisons de ce choix. Première raison invoquée : le coût de la cotisation, pour un budget annuel de 2 millions d’euros, alors que les mutuelles ont – au fil des années et à mesure qu’elles gagnaient en taille critique – internalisé plusieurs des services que proposait la fédération, dont le service d’actuariat et le service juridique. Le passage à une structure associative devrait considérablement réduire les cotisations, tandis que la nouvelle structure se séparera de la plupart de ses salariés (10 actuellement) et de son siège parisien, qui absorbait environ 40 % des frais. La dissolution de la FNMI, si elle est entérinée par l’assemblée générale du 11 juin 2014, devrait par la suite provoquer la vente de ce siège, plusieurs options étant actuellement à l’étude pour la relocalisation de la nouvelle entité.

Maurice Ronat explique également que le choix du statut associatif obéit également à la volonté de rééquilibrer les relations entre mutuelles interprofessionnelles, de tailles très diverses. Dans le système actuel, les trois plus importantes mutuelles (Eovi MCD, Harmonie et Adréa) représentent pour près de 70 % des cotisations, avec un poids équivalent en termes d’influence lors de la prise de décisions. Sous le format associatif, Maurice Ronat assure que la cotisation sera équivalente pour toutes les mutuelles, et que prévaudra ainsi le principe d’une voix par mutuelle. Ce rééquilibrage de l’influence entre mutuelles serait également bien accueilli par les grandes mutuelles qui souhaitaient préserver un espace de dialogue et réflexion spécifique avec les autres mutuelles interprofessionnelles. Maurice Ronat estime même que ce nouveau mode de fonctionnement pourrait attirer d’autres mutuelles, dont certaines qui avaient quitté la FNMI au fil des années.

 

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Grégoire Faney, journaliste