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La direction du Budget craint une « explosion de l'endettement » hospitalier en 2012 et appelle l'ensemble des acteurs à plus de rigueur

« Le financement de l'investissement hospitalier n'est pas compatible avec un Ondam maîtrisé et le dynamisme des charges de fonctionnement », constate la direction du Budget au ministère du Budget, des Comptes Publics et de la Réforme de l'État dans un document daté du 28 avril 2010 que s'est procuré AEF. Alors que l'encours de la dette des hôpitaux publics est passé de 9 à 21,5 milliards d'euros (entre 2001 et 2009) et qu'il devrait atteindre, en l'absence de réforme, 29 milliards d'euros en 2012, la direction du Budget estime que « la dynamique d'investissement » actuelle « n'est pas soutenable sans réforme ». Les hauts fonctionnaires de Bercy invitent donc à un questionnement sur les plans d'investissements. Ils appellent les établissements à « faire preuve d'une plus grande sélectivité dans leurs investissements, et de plus de rigueur dans leur conception technique et dans la prévision financière ». Quant aux ARS, elles « doivent recourir aux nouveaux outils réglementaires issus de la loi HPST pour introduire des doses de limitativité dans la politique d'investissement hospitalier ».

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Note de conjoncture financière des hôpitaux publics: Dexia anticipe un effet de ciseaux "particulièrement marqué" en 2008

La banque européenne Dexia, spécialisée dans l'octroi de crédits au secteur public, notamment aux établissements de santé publics, a publié aujourd'hui, mercredi 1er avril 2009, sa note annuelle de conjoncture financière des hôpitaux publics d'où il ressort que si l'autofinancement est encore et toujours la principale source de financement de l'investissement hospitalier en 2007, les hôpitaux ont de plus en plus recours à l'endettement, sous l'effet notamment du coup de pouce apporté par le plan de relance de l'investissement hospitalier "Hôpital 2007" lancé en 2002 sous le gouvernement Raffarin. Selon Dexia, les investissements "hors plan" (non couverts par des crédits octroyés dans le cadre d'Hôpital 2007) ont eux aussi "manifestement profité de la dynamique d'investissement que celui-ci avait créé". En 2007, l'endettement a atteint 2,4 milliards d'euros (contre 1,5 milliard en 2006) et selon les estimations portant sur l'année 2008, il pourrait bien avoir dépassé l'an dernier les 4 milliards d'euros (sur un encours de dette d'un montant de 20 milliards d'euros). Dans le même temps, Dexia observe une tendance globale à la baisse de la capacité d'autofinancement et à la dégradation des comptes d'exploitation des hôpitaux publics marquée par l'accentuation de l'effet de ciseaux dû à l'accroissement du différentiel entre l'augmentation des produits et celle des charges d'exploitation.

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