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UPMC : la masse salariale effectivement payée dépasse de 3 millions d'euros la subvention du ministère (Jean-Charles Pomerol)

« Au rythme de 1 à 2 % par an, les universités qui ont commencé à puiser dans leur fonds de roulement (3 millions d'euros pour l'UPMC en 2010) vont vite se trouver financièrement étranglées et vont devoir opérer des coupes dans leurs missions pour remédier à une dérive qui ne leur est pas imputable », indique à AEF Jean-Charles Pomerol, président de l'UPMC, vendredi 17 décembre 2010. Selon lui, « il y a donc urgence à mettre en place un mécanisme d'ajustement de la masse salariale, qui garantisse une compensation exacte par l'État des charges qu'il transfère aux universités ». Le montant de la masse salariale transférée à l'UPMC en 2010 se situe aux alentours de 320 millions d'euros.

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Gestion de la masse salariale : Valérie Pécresse veut trouver « une solution globale, solidaire et responsable »

« Nous allons travailler pour voir comment oeuvrer à une solution globale, solidaire et responsable », déclare Valérie Pécresse, ministre de l'Enseignement supérieur et de la Recherche, à propos de la gestion de la masse salariale des universités et du GVT (glissement vieillesse technicité). Elle s'exprimait lors de la soirée annuelle de la CPU à l'hôtel de Lassay, jeudi 16 décembre 2010. « Certains établissements rencontrent des difficultés dans la gestion de cette masse salariale, rappelle-t-elle. C'est le premier apprentissage de l'autonomie. » La ministre y voit « de multiples causes » : des causes « externes » comme l'évolution des règles de calcul des pensions ; des causes « structurelles » liées à la pyramide des âges des universités qui peut être « favorable ou défavorable » ; et des causes liées « à des décisions de gestion de jeunes universités autonomes ». Par conséquent, « les responsabilités sont partagées » et « nous vous aiderons à traverser cette période », assure la ministre, relevant que si certaines universités ont des GVT positifs, d'autres ont des GVT négatifs et « se font moins entendre ». Elle ajoute enfin que, même si « l'État sera aux côtés des universités, elles devront, à un moment, voler de leurs propres ailes ».

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L'université de la Rochelle reporte le vote de son budget 2011 « faute d'assurance » quant à la prise en compte du GVT

L'université de la Rochelle reporte le vote de son budget 2011, « faute d'assurance quant à la prise en compte par l'État » du GVT (glissement vieillesse technicité) dans la dotation relative à sa masse salariale, indique l'établissement dans un communiqué. Le président Gérard Blanchard décide, lundi 13 décembre 2010, de ne pas soumettre le budget primitif au vote du conseil d'administration « par respect du principe de sincérité budgétaire » et demande « expressément » au ministère de prendre en compte le coût du GVT, évalué à 575 000 euros, dans le calcul de la dotation 2011. « Ce GVT solde résulte de la somme de la part correspondant aux avancements des personnels (par ancienneté, concours ou promotion, dit GVT positif) et de celle liée au différentiel entre les départs à la retraite et leurs remplacements (GVT négatif) », rappelle l'université. Le budget prévisionnel 2011 de l'université de la Rochelle s'élève à 68 millions d'euros, avec une masse salariale de l'ordre de 46 millions d'euros. Le GVT représente 1,5 % de cette masse salariale (contre 1,4 % en 2010).

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Enseignement supérieur

Aperçu de la dépêche Aperçu
Passage aux RCE : le CA de l'université du Havre rejette le projet de budget 2011 faute de visibilité suffisante sur sa masse salariale
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