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« À la fin de l'année dernière, au nom des partenaires sociaux et de tous les acteurs du marché du travail réunis au sein du COE (Conseil d'orientation pour l'emploi), je vous avais proposé de faire de la lutte contre l'illettrisme la Grande cause nationale de l'année 2012 », écrit la présidente du COE, Marie-Claire Carrère-Gée, dans un courrier adressé au Premier ministre, François Fillon, le 13 octobre 2011. « Alors que vous devez prochainement définir le thème de la Grande cause nationale de l'année 2012, je me permets de réitérer cette demande. » Pour mémoire, le COE a adopté le 30 novembre 2010 un rapport dans lequel 29 propositions étaient énoncées pour « construire et mettre en œuvre une véritable politique nationale » contre l'illettrisme.
« Tous les acteurs du marché du travail, réunis dans le COE (Conseil d'orientation pour l'emploi), vous proposent de faire de la lutte contre l'illettrisme la Grande cause nationale de l'année 2012 », indique Marie-Claire Carrère-Gée, présidente du COE, dans un courrier adressé au Premier ministre, François FiIlon. Ce courrier, joint au rapport sur l'illettrisme que le Conseil a adopté le 30 novembre 2010 (AEF n°254388), rappelle que « même si plus de la moitié des personnes en situation d'illettrisme [qui sont au total plus de trois millions] ont un emploi, l'illettrisme constitue à l'évidence un obstacle pour accéder à l'emploi et s'y maintenir ».
Le COE (Conseil d'orientation pour l'emploi) s'inquiète des conséquences sur l'emploi de l'augmentation des personnes en situation d'illettrisme et recommande de « faire de la lutte contre l'illettrisme une grande cause nationale » afin « d'accélérer » les actions en ce sens. Dans un rapport « Illettrisme et emploi », adopté en séance plénière mardi 30 novembre 2010, le COE note que « malgré des progrès récents et une implication plus forte des acteurs du marché du travail, le nombre de personnes en situation d'illettrisme s'accroît chaque année ». Il formule dans son rapport 29 propositions pour « construire et mettre en œuvre une véritable politique nationale » contre l'illettrisme, « obstacle » à l'accès à l'emploi mais aussi à la progression professionnelle et au maintien dans l'emploi. Le COE, « a voulu tirer la sonnette d'alarme et donner le top départ d'une mobilisation de grande ampleur de tous les acteurs du marché du travail, en faisant des propositions aussi ambitieuses que concrètes », souligne Marie-Claire Carrère-Gée, présidente du conseil.
« Sensibiliser les conseillers » de Pôle emploi à l'illettrisme, les former dans le cade de la politique de développement des ressources humaines et valoriser les partenariats avec les milieux professionnels dans trois régions de référence pour faciliter la généralisation des bonnes pratiques : tels sont les trois axes de collaboration entre Pôle emploi, l'ANLCI (Agence nationale de lutte contre l'illettrisme) et l'État, prévus dans un accord cadre national conclu jeudi 4 février 2010, au Havre (Seine maritime). Cet accord-cadre, signé par Laurent Wauquiez, secrétaire d'État en charge de l'Emploi, Marie-Thérèse Geffroy, directrice de l'ANLC, et Christian Charpy, directeur général de Pôle emploi, « a pour objet de renforcer la réponse de Pôle emploi aux situations d'illettrisme dans lesquelles peuvent se trouver les usagers du service public de l'emploi, en vue de pouvoir proposer à ces derniers des actions susceptibles de développer leur maîtrise de l'écrit et de faciliter ainsi leur accès à l'emploi ou à la formation professionnelle ».