Politique de cookies
Le groupe AEF info utilise des cookies pour vous offrir une expérience utilisateur de qualité, mesurer l’audience, optimiser les fonctionnalités et vous proposer des contenus personnalisés. Avant de continuer votre navigation sur ce site, vous pouvez également choisir de modifier vos réglages en matière de cookies.
Politique de protection des données personnelles

Pôles de compétitivité : « L'exercice d'évaluation de la politique des pôles est entaché d'un soupçon de partialité » (rapport Masson, MESR)

« Le cahier des charges de l'évaluation [des pôles de compétitivité] ne précise pas quelles mesures devront être évaluées et l'offre du consortium retenu (AEF n°228819) semble se limiter à une analyse globale. Il est donc fort possible qu'à l'issue de cet exercice, les décideurs ne disposeront pas d'informations leur permettant d'apprécier efficacité, pertinence et efficience de chacune des mesures. » Telle est l'une des conclusions du rapport intitulé « Repenser la politique des pôles de compétitivité », rédigé en décembre 2011 par Antoine Masson, coordonnateur pour les pôles de compétitivité au ministère de l'Enseignement supérieur et de la Recherche et ancien directeur adjoint de l'ANR (Agence nationale pour la recherche) entre 2005 et 2008 (1), publié sur le site de l'observatoire des pôles de compétitivité. « Il est regrettable, compte tenu des montants de financements publics alloués par l'État et les collectivités à la politique des pôles, que l'exercice d'évaluation ne soit pas plus ouvert et plus indépendant », déplore le rapport. « On aurait pu, au minimum, prévoir un pilotage par un comité d'experts indépendants, avec des étrangers. L'exercice d'évaluation de la politique des pôles ainsi engagé par l'État est, dès le départ, entaché d'un soupçon de partialité », pointe le rapport d'Antoine Masson.

Cet article est réservé à nos abonnés

Que diriez-vous de découvrir nos services d’information en temps réel ainsi que les dossiers thématiques et les newsletters de nos rédactions ?
Nous vous invitons à formuler une demande de test pour accéder à AEF info.

Cette offre d’essai est gratuite et sans engagement
à lire aussi
Il faut « revisiter la cathédrale administrative des pôles de compétitivité » (rapport d'Antoine Masson, MESR)

« Revisiter la cathédrale administrative des pôles de compétitivité. » Telle est l'une des douze recommandations figurant dans le rapport intitulé « Repenser la politique des pôles de compétitivité », rédigé en décembre 2011 par Antoine Masson, coordonnateur pour les pôles de compétitivité au ministère de l'Enseignement supérieur et de la Recherche et ancien directeur adjoint de l'ANR (Agence nationale pour la recherche) entre 2005 et 2008 (1), publié sur le site de l'Observatoire des pôles de compétitivité. « La politique française des pôles de compétitivité, initiée en 2004, est un ensemble de 56 mesures qui, entre 2005 et 2011, ont mobilisé plus de quatre milliards d'euros de financements de l'État, des collectivités territoriales et du Feder (fonds européen de développement régional) », poursuit le rapport. Ainsi, « cette politique apparaît donc comme une cathédrale administrative » dont « l'ampleur et la visibilité de la construction sont à la hauteur du caractère prioritaire de cette politique et du défi du développement des réseaux locaux de connaissances », avance le rapport.

Lire la suiteLire la suite
Pôles de compétitivité : avec 43 % de projets retenus, « le secteur des TIC est le domaine le plus soutenu par le FUI » (étude de la DGCIS)

« Les PME ont un poids de plus en plus important dans les projets soutenus par le FUI », constate la DGCIS, dans une étude publiée en novembre 2011 intitulée : « Le recueil des projets de R&D (fonds unique interministériel) des pôles : premières retombées technologiques et économiques ». « En 2007, 35 % des projets de pôles soutenus par le FUI concernaient les PME, contre 37 % en 2008 et 39 % en 2010 », poursuit l'étude. En termes de positionnement thématique, le secteur des TIC est le domaine le plus soutenu par le FUI (43 %), devant les transports (40 %) ; les énergies et les écotechnologies (38 %) ; les matériaux (26 %) ; la santé (21 %) ; les micro et nanotechnologies (16 %) ; l'agriculture (14 %) ; l'aéronautique et le spatial (13 %) et la chimie (5 %).

Lire la suiteLire la suite
Évaluation des pôles de compétitivité : « Des délabellisations pourront être envisagées par le gouvernement » (Emmanuel Berthier, Datar)

« L'évaluation des pôles de compétitivité doit rendre compte des résultats atteints par chaque pôle individuellement depuis sa création, en mesurant les premiers impacts finaux et non plus seulement une dynamique de développement comme ce fut nécessairement le cas en 2008. » C'est ce que déclare Luc Rousseau, directeur de la DGCIS, dans une interview conjointe avec Emmanuel Berthier, délégué interministériel à l'aménagement du territoire et à l'attractivité régionale, accordée à AEF début novembre 2011 (AEF n°228329). Ils s'expriment notamment au sujet du bilan de la première phase des pôles et de leurs attentes concernant le prochain audit. Selon Luc Rousseau, « la phase 1 des pôles a privilégié la coopération en matière d'innovation sur des projets partenariaux alors que la phase 2.0 s'est attachée à renforcer l'écosystème en élargissant les priorités de la première phase à d'autres aspects du développement des PME innovantes ». « Selon les résultats, des délabellisations pourront être envisagées par le gouvernement. Elles ne sont donc pas exclues. Mais il n'y a aucun a priori sur le nombre de pôles de compétitivité dont le label doit être maintenu ou pas », conclut Emmanuel Berthier.

Lire la suiteLire la suite