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Aides au logement des ménages modestes : le Centre d'analyse stratégique veut renforcer l'efficacité des politiques publiques

« Assurer une plus grande efficacité des aides publiques au logement en vérifiant que les sommes dépensées correspondent bien à des réductions effectives de loyers. Et mieux cibler les réductions de loyers sur les publics les plus fragiles, dans un esprit de justice. » Telles sont les lignes directrices poursuivies par le Centre d'analyse stratégique qui s'est penché sur le manque d'efficacité des « aides au logement des ménages modestes ». Dans une note présentée mercredi 15 février 2012, le Centre d'analyse stratégique rappelle que « le parc financièrement accessible [aux ménages modestes] s'est réduit depuis la fin des années 1980, notamment entre 1988 et 1996, en raison essentiellement d'une hausse des loyers. Ainsi, entre 1988 et 2006, le taux d'effort des ménages locataires du secteur libre appartenant au premier quintile de niveau de vie est passé de 25 % à 41,4 % (1) ».

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La Cour des comptes appelle à une meilleure répartition dans les territoires de la programmation des logements sociaux (rapport annuel)

« L'indispensable recentrage de l'effort de construction [de logements sociaux] que la situation actuelle des finances publiques rend nécessaire a produit des résultats décevants », estime Didier Migaud, premier président de la Cour des comptes, à l'occasion de la présentation du rapport public annuel, mercredi 8 février 2012. « Ces résultats médiocres s'expliquent en partie par les faiblesses dont souffre le système de zonage sur lequel repose les incitations à la construction », avance-t-il, précisant qu' « en 2009, 75 % des logements sociaux étaient construits là où n'existaient pas de besoins manifestes, et seuls 25 % l'étaient dans les zones les plus tendues ». Dans un chapitre intitulé « Le logement social : les priorités géographiques » (1), la Cour explique que les instruments de cette politique sont « inadaptés, parfois même contreproductifs » et « appelle à une meilleure répartition dans les territoires de la programmation des logements sociaux ». Pour y parvenir, elle formule plusieurs recommandations, dont l'adoption d'un « nouveau zonage, adapté aux enjeux du recentrage et révisé tous les trois ans », annonce Didier Migaud.

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« Les difficultés de logement sont présentes partout » pour la Fondation Abbé Pierre (17e rapport annuel)

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