Politique de cookies
Le groupe AEF info utilise des cookies pour vous offrir une expérience utilisateur de qualité, mesurer l’audience, optimiser les fonctionnalités et vous proposer des contenus personnalisés. Avant de continuer votre navigation sur ce site, vous pouvez également choisir de modifier vos réglages en matière de cookies.
Politique de protection des données personnelles

« Les IRT sont un trait d'union entre les secteurs académique et industriel » (Roger Genet, DGRI, aux RUE 2012)

« Il faut considérer les IRT (instituts de recherche technologique) dans un plan global de rénovation de l'enseignement supérieur et de la recherche en France. Les IRT sont un trait d'union entre les secteurs académique et industriel, dans l'objectif de créer des instruments de puissance industrielle en faisant converger les capacités de la recherche, de la formation et de l'industrie sur des secteurs stratégiques. » C'est ce que déclare Roger Genet, DGRI (directeur général pour la recherche et l'innovation) au ministère de l'Enseignement supérieur et de la Recherche, jeudi 15 mars 2012, lors d'une table ronde intitulée « Les IRT : une fausse bonne idée à deux milliards d'euros ? », organisée par AEF dans le cadre des RUE (rencontres universités entreprises), à Paris (AEF n°219228). Selon lui, « les IRT sont une vraie bonne idée parce qu'ils répondent à une attente extrêmement forte », mais il reconnaît qu'ils introduisent « un changement de paradigme et qu'il n'est donc pas totalement étonnant que des difficultés surgissent ça et là ». « Pour autant, ajoute-t-il, elles ne sont pas insurmontables et il est important de comprendre que l'État, loin de vouloir 'caporaliser' le système, entend y apporter un accompagnement sans précédent, en mettant en avant trois mots-clés : le décloisonnement des acteurs de la recherche (organismes, universités, écoles, entreprises) ; la responsabilité donnée à ces acteurs ; une plus grande liberté pour créer et innover. »

Cet article est réservé à nos abonnés

Que diriez-vous de découvrir nos services d’information en temps réel ainsi que les dossiers thématiques et les newsletters de nos rédactions ?
Nous vous invitons à formuler une demande de test pour accéder à AEF info.

Cette offre d’essai est gratuite et sans engagement
à lire aussi
Laurent Wauquiez inaugure l'IRT Jules-Verne, « premier IRT de France », doté d'un budget de 274 millions d'euros sur dix ans

Laurent Wauquiez, ministre de l'Enseignement supérieur et de la Recherche, inaugure mercredi 7 mars 2012 à Bouguenais (Loire-Atlantique), l'IRT (Institut de recherche technologique) Jules-Verne, « premier IRT de France », qui se positionne sur les technologies avancées de production, pour les structures composites, métalliques et hybrides. Les statuts de la FCS (fondation de coopération scientifique) qui porte cet IRT ont été approuvés par un décret publié au « Journal officiel » du 6 mars 2012 (AEF n°219884). Le ministre salue un projet « totalement exemplaire » : « On a avec l'IRT Jules-Verne, premier IRT opérationnel, le vaisseau amiral de ce qu'on essaie de faire en matière de recherche et d'innovation : mettre le paquet sur la recherche, et avoir des cycles très courts entre recherche fondamentale et applications industrielles. » Pour Laurent Wauquiez, les IRT représentent « le chaînon manquant » qui « permet de faire converger les énergies entre recherche fondamentale et milieux industriels ».

Lire la suiteLire la suite
CONFIDENTIEL. « Les IRT ne visent en aucune façon à dupliquer les établissements publics de recherche » (note du MESR)

« Les IRT (instituts de recherche technologique) ne visent en aucune façon à dupliquer les établissements publics d'enseignement supérieur et de recherche. Bien au contraire, ces derniers doivent jouer un rôle central au sein des IRT qui s'appuieront sur leurs connaissances et savoir-faire pour réussir. » C'est ce qu'écrit le ministère de l'Enseignement supérieur et de la Recherche dans une note diffusée aux organismes de recherche et aux universités le 31 janvier 2012, et qu'AEF s'est procurée. « Tous les établissements publics impliqués dans les IRT seront représentés dans les organes de gouvernance de la structure », poursuit la note qui ajoute que « cette implication se mesurera de façon globale en prenant en compte non seulement les apports financiers et les mises à disposition de personnel, mais également les mises à disposition d'équipements, la recherche coopérative et les apports en connaissances ». Ainsi, « la feuille de route de l'IRT pourra être définie par un comité scientifique constitué à parité de représentants des établissements publics et d'industriels », fait savoir le texte du MESR. Pour rappel, une note des services du Premier ministre dont AEF a eu copie le 31 janvier 2012 (AEF n°222464) spécifiait que « les mises à disposition d'agents publics ne seraient remboursées qu'à hauteur de 70 % » et qualifiait les IRT « d'organismes de recherche », ce qui a fait réagir le CNRS et la CPU » (AEF n°222476 et n°222369).

Lire la suiteLire la suite
CONFIDENTIEL. La CPU estime que les préconisations du gouvernement sur les IRT « sont de nature à compromettre [leur] pérennité »

Plusieurs dispositions contenues dans la note d'orientation méthodologique intitulée « contractualisation entre l'ANR (Agence nationale de la recherche) et les porteurs de projets d'IRT (instituts de recherche technologique) », diffusée par les services du Premier ministre et révélée par AEF le 31 janvier 2012 (AEF n°222464), « sont de nature à compromettre l'adhésion des établissements publics académiques, et donc, le succès et la pérennité des IRT. » C'est ce qu'écrit Louis Vogel, président de la CPU (Conférence des présidents d'université), dans une lettre adressée à Laurent Wauquiez, ministre de l'Enseignement et de la Recherche, et René Ricol, Commissaire général à l'investissement, datée du 1er février 2012 et dont AEF a obtenu une copie. « La CPU, les universités et les écoles concernées appuient les fortes réserves mentionnées dans la note 'Orientations du CNRS sur les IRT' (AEF n°222476), en demandant une nouvelle analyse des points les plus critiques », poursuit Louis Vogel.

Lire la suiteLire la suite