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Pôles de compétitivité : « L'efficience du FUI dépend de l'excellence scientifique et industrielle des pôles » (I. Scarabin, Lyonbiopôle)

« Il ne faut pas supprimer le FUI (fonds unique interministériel), un dispositif qui a montré toute son efficacité. Certes, nous savons que la politique des pôles de compétitivité n'est pas menacée en tant que telle mais il reste un certain nombre de points sur lesquels personne n'a de réponse en ce qui concerne la phase 3 des pôles. » C'est ce que déclare à AEF, Isabelle Scarabin, directrice des affaires économiques et internationales du pôle de compétitivité Lyonbiopôle, dédié à la lutte contre les maladies infectieuses humaines et animales et les cancers, vendredi 6 avril 2012. Elle propose un retour d'expérience de l'audit du pôle, effectué par les 9 et 10 février 2012 par le consortium Erdyn, Bearing Point et Technopolis (AEF n°228819) dans le cadre de l'évaluation de la deuxième phase des pôles. « À l'occasion des journées nationales des pôles, nous avons été avertis que les crédits alloués au FUI risquaient de diminuer. L'efficience de ce dispositif dépend de l'excellence scientifique et industrielle des pôles », poursuit Isabelle Scarabin.

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« Les IRT sont un trait d'union entre les secteurs académique et industriel » (Roger Genet, DGRI, aux RUE 2012)

« Il faut considérer les IRT (instituts de recherche technologique) dans un plan global de rénovation de l'enseignement supérieur et de la recherche en France. Les IRT sont un trait d'union entre les secteurs académique et industriel, dans l'objectif de créer des instruments de puissance industrielle en faisant converger les capacités de la recherche, de la formation et de l'industrie sur des secteurs stratégiques. » C'est ce que déclare Roger Genet, DGRI (directeur général pour la recherche et l'innovation) au ministère de l'Enseignement supérieur et de la Recherche, jeudi 15 mars 2012, lors d'une table ronde intitulée « Les IRT : une fausse bonne idée à deux milliards d'euros ? », organisée par AEF dans le cadre des RUE (rencontres universités entreprises), à Paris (AEF n°219228). Selon lui, « les IRT sont une vraie bonne idée parce qu'ils répondent à une attente extrêmement forte », mais il reconnaît qu'ils introduisent « un changement de paradigme et qu'il n'est donc pas totalement étonnant que des difficultés surgissent ça et là ». « Pour autant, ajoute-t-il, elles ne sont pas insurmontables et il est important de comprendre que l'État, loin de vouloir 'caporaliser' le système, entend y apporter un accompagnement sans précédent, en mettant en avant trois mots-clés : le décloisonnement des acteurs de la recherche (organismes, universités, écoles, entreprises) ; la responsabilité donnée à ces acteurs ; une plus grande liberté pour créer et innover. »

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Pôles de compétitivité : « L'exercice d'évaluation de la politique des pôles est entaché d'un soupçon de partialité » (rapport Masson, MESR)

« Le cahier des charges de l'évaluation [des pôles de compétitivité] ne précise pas quelles mesures devront être évaluées et l'offre du consortium retenu (AEF n°228819) semble se limiter à une analyse globale. Il est donc fort possible qu'à l'issue de cet exercice, les décideurs ne disposeront pas d'informations leur permettant d'apprécier efficacité, pertinence et efficience de chacune des mesures. » Telle est l'une des conclusions du rapport intitulé « Repenser la politique des pôles de compétitivité », rédigé en décembre 2011 par Antoine Masson, coordonnateur pour les pôles de compétitivité au ministère de l'Enseignement supérieur et de la Recherche et ancien directeur adjoint de l'ANR (Agence nationale pour la recherche) entre 2005 et 2008 (1), publié sur le site de l'observatoire des pôles de compétitivité. « Il est regrettable, compte tenu des montants de financements publics alloués par l'État et les collectivités à la politique des pôles, que l'exercice d'évaluation ne soit pas plus ouvert et plus indépendant », déplore le rapport. « On aurait pu, au minimum, prévoir un pilotage par un comité d'experts indépendants, avec des étrangers. L'exercice d'évaluation de la politique des pôles ainsi engagé par l'État est, dès le départ, entaché d'un soupçon de partialité », pointe le rapport d'Antoine Masson.

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Évaluation des pôles de compétitivité : « Des délabellisations pourront être envisagées par le gouvernement » (Emmanuel Berthier, Datar)

« L'évaluation des pôles de compétitivité doit rendre compte des résultats atteints par chaque pôle individuellement depuis sa création, en mesurant les premiers impacts finaux et non plus seulement une dynamique de développement comme ce fut nécessairement le cas en 2008. » C'est ce que déclare Luc Rousseau, directeur de la DGCIS, dans une interview conjointe avec Emmanuel Berthier, délégué interministériel à l'aménagement du territoire et à l'attractivité régionale, accordée à AEF début novembre 2011 (AEF n°228329). Ils s'expriment notamment au sujet du bilan de la première phase des pôles et de leurs attentes concernant le prochain audit. Selon Luc Rousseau, « la phase 1 des pôles a privilégié la coopération en matière d'innovation sur des projets partenariaux alors que la phase 2.0 s'est attachée à renforcer l'écosystème en élargissant les priorités de la première phase à d'autres aspects du développement des PME innovantes ». « Selon les résultats, des délabellisations pourront être envisagées par le gouvernement. Elles ne sont donc pas exclues. Mais il n'y a aucun a priori sur le nombre de pôles de compétitivité dont le label doit être maintenu ou pas », conclut Emmanuel Berthier.

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IRT Lyonbiotech : « Tant que notre FCS ne sera pas créée, nous ne percevrons pas d'argent de l'État » (P. Archinard, porteur du projet)

« Aujourd'hui, nous devons transformer un dossier de plus de 200 pages en une réalité », déclare Philippe Archinard, président du pôle de compétitivité Lyonbiopôle et porteur du projet d'IRT « Lyonbiotech » labellisé par l'État en mai 2011 (AEF n°243802), à l'occasion d'une rencontre avec la presse organisée jeudi 20 octobre 2011 à Paris. « Nous procédons à la contractualisation du projet avec l'État puis avec Bruxelles, qui veut s'assurer que l'argent public dont va bénéficier l'IRT ne s'apparente pas à une aide qui va tomber entre les mains des industriels », poursuit-il. En outre, Philippe Archinard indique que la FCS (fondation de coopération scientifique) sur laquelle reposera l'IRT devrait être constituée « à la fin du mois de novembre prochain », pour un lancement des premiers projets de R&D prévu pour janvier 2012 ». L'IRT « Lyonbiotech » sera financé à hauteur de 800 millions d'euros sur dix ans (AEF n°231464).

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