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Écoles de commerce : « Une fusion n'est pas automatiquement destinée à faire figurer le nouvel ensemble dans le top 10 » (Frank Bournois)

« Le monde des écoles de commerce et de gestion françaises à visa et/ou grade de master est tout petit, une quarantaine d'acteurs à peine. Il n'y aura pas des fusions à l'infini ! Ceux qui ne se sont pas encore positionnés, soit ont une véritable stratégie de non-fusion, soit le feront plus tard mais avec beaucoup moins de marges de manoeuvre », estime Frank Bournois, président de la CEFDG (Commission d'évaluation des formations et des diplômes de gestion), invité à analyser les mouvements de fusion en cours au sein des écoles de commerce françaises. « Une petite école qui se retrouve isolée aura beaucoup plus de difficultés à survivre seule que dans une configuration large et solide, sauf à avoir un positionnement très distinctif et différenciateur », juge-t-il aussi, avant de prévenir : « Il ne faudrait pas déduire de tout cela que les fusions ne peuvent conduire qu'à de gros paquebots académiques formant des managers pour les grands groupes. (…) Une fusion n'est pas automatiquement destinée à faire figurer le nouvel ensemble dans le top 10. » Il annonce aussi que la CEFDG n'hésitera pas, à l'avenir, à retirer le grade de master à une école « ne présentant pas toutes les caractéristiques de qualité requises ». « Je pense qu'il vaut mieux être dans l'excellence du visa plutôt que dans la fragilité et la menace de la perte du grade », dit-il. Enfin, il s'exprime sur le modèle de gouvernance des écoles de management, dont il juge qu'il devrait être plus ouvert : « La modernité managériale s'accommode mal de processus manquant de transparence », estime-t-il.

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Écoles de commerce : le directeur de l'ESC Pau préfère le projet de fusion « France business school » à un rapprochement avec BEM et Euromed

« Je ne crois pas possible que l'ESC Pau rejoigne l'école de management de l'arc du sud évoquée par Bernard Belletante, le directeur d'Euromed (AEF n°223495), et je ne sais pas si cela ferait sens. Qu'apporterions-nous à ce projet ? Nous serions alors dans cet arc la plus petite école et la moins accréditée », répond à AEF Jean-Pierre Lahille, le directeur du groupe ESC Pau, jeudi 26 janvier 2012. À un scénario hypothétique d'association à la fusion Euromed management-Bordeaux École de management, Jean-Pierre Lahille préfère celui de France business school, un projet réunissant l'Escem et les ESC d'Amiens, Brest, Clermont-Ferrand, Pau et Troyes qui « pourrait être officialisé avant l'été 2012 » (AEF n°226174). Même s'il s'agit là encore d'une fusion, la logique est différente en termes d'aménagement du territoire et sur le plan pédagogique, soutient Jean-Pierre Lahille. France business school, « école de management unique dotée de 8 ou 9 implantations couvrant le territoire français », aurait à coeur de « coller au plus près aux besoins des grosses PME » et de « revenir à la mission d'origine des écoles de commerce : fournir des cadres à l'économie française », dit-il. Jean-Pierre Lahille dévoile également les détails de son projet d'implantation à Biarritz.

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URGENT. Le CA d'Euromed Marseille se prononce ce soir sur un projet de fusion avec Bordeaux EM, déjà entériné par la CCI bordelaise

« La CCI de Bordeaux a voté hier en assemblée générale le projet de fusion entre Bordeaux École de management et Euromed Marseille », confirme à AEF Jacques Faurens, vice-président de la CCI (chambre de commerce et d'industrie) bordelaise, mardi 17 janvier 2012, à la suite d'une information des magazines économiques régionaux « Objectif Aquitaine » et « Meridien Mag ». Le conseil d'administration d'Euromed Marseille doit se prononcer à son tour ce soir sur ce projet de fusion. « Nous serions étonnés qu'ils refusent, puisqu'ils ont été à l'initiative du projet », note Jacques Faurens, qui précise que « l'objectif est bien d'aboutir, à terme, à une école unique ». « Le processus sera engagé dès que le CA d'Euromed aura donné son accord, avec un objectif de fusion au 1er janvier 2013 - même si celle-ci pourra être effective plus tard en fonction des aléas. L'important, c'est que les deux écoles aient montré leur volonté commune », estime Jacques Faurens, qui poursuit : « Il faut maintenant mettre en place le statut des personnels, réfléchir aux programmes de formation, aux accréditations, etc. » Les deux écoles ont en effet un statut différent, BEM étant un service géré de la CCI de Bordeaux, Euromed une association loi 1901, filiale de la CCI de Marseille (AEF n°231649).

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