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« Pour les Britanniques, les Jeux olympiques coûtent environ 20 milliards de livres (près de 24,6 milliards d'euros) tout compris, avec en point central la création ex nihilo du village olympique. On estime que le coût des mesures de sécurité est d'un millard de livres (près de 1,23 milliard d'euros) », explique le préfet Philippe de Lagune, coordonnateur en France pour la sécurité des Jeux olympiques de Londres 2012, jeudi 14 juin 2012 à Paris. Il s'exprimait à l'occasion du lancement du nouveau numéro de la revue du CDSE, « Sécurité et stratégie », consacré à la « sécurité des capitales » (AEF Sécurité globale n°213540). « Les Jeux olympiques sont le plus grand événement organisé au niveau mondial », avec 205 pays participants, ce qui implique des déplacements d'athlètes mais aussi de membres des délégations, d'officiels et de spectateurs. C'est un « enjeu majeur de sécurité » avec les « précédents » de prise d'otages de Munich en 1972 et l'attentat d'Atlanta en 1996, poursuit-il.
G4S, qui fournit les prestations de sécurité privée pour les Jeux olympiques de Londres, défend son contrat de 284 millions de livres (environ 355 millions d'euros), selon un article de « The Telegraph », publié jeudi 24 mai 2012. L'entreprise affirme qu'elle n'est pas responsable du triplement des coûts de sécurité (AEF Sécurité globale n°219444), qu'elle incombe au gouvernement et aux organisateurs des Jeux olympiques. G4S fournira 10 400 agents pour les Jeux et formera, en plus, 6 000 étudiants et volontaires. À l'origine, l'entreprise devait fournir 2 000 agents formés à effectuer des recherches ainsi que 8 000 volontaires et étudiants pour gérer les files d'attente.
Jusqu'à 12 500 policiers seront mobilisés pour les Jeux olympiques de Londres dont 9 000 dans le Grand Londres, selon un article de « The Telegraph », publié mardi 21 mai 2012. Les 6 000 policiers de la Met (Metropolitan Police) et 150 policiers du comté de Dorset, où se déroulent les épreuves de voile, seront assistés par d'autres forces de police. Les plus gros contributeurs sont la police du Grand Manchester (824 agents), la police du West Yorkshire (714 agents), la police des West Midlands (759) et la police de Merseyside (548). En tout, les agents proviennent des 52 forces de police du pays.
« Le plus important programme de privatisation de la police connaît des difficultés », affirme un article de « The Independent », daté de vendredi 18 mai 2012. Les forces de police de West Midlands et Surrey « ont décidé de retarder ce plan », estimé à 1,5 milliard de livres (environ 1,8 milliard d'euros). « Les forces de police avaient donné carte blanche au secteur privé pour trouver des moyens de 'transformer' les deux forces », explique le quotidien. Le marché concernait potentiellement des activités d'enquête, de détention de suspect ou de collecte de renseignements (AEF Sécurité globale n°219911). Les chefs de police des forces de West Midlands et Surrey « ont reconnu qu'ils n'étaient pas parvenus à faire accepter ce plan ». L'appel d'offres est repoussé après les Jeux olympiques et d'autres consultations publiques auront lieu.
Les Jeux olympiques de Londres « ne seront pas à l'abri » des cyberattaques, explique le ministre du Cabinet Office, Francis Maude, selon des propos rapportés par un article de la BBC, publié jeudi 3 mai 2012. Il s'exprimait lors d'une visite en Estonie, un pays « considéré comme un pionnier dans le domaine » (AEF Sécurité globale n°250733). Des cybercriminels « chercheraient à perturber les Jeux », affirme Francis Maude, qui est aussi responsable de l'Office britannique pour la sécurité informatique. Il ajoute que douze millions de cyberincidents ont été détectés lors des derniers Jeux olympiques d'été, à Pékin, en 2008. Pour contrer ces attaques, il évoque une « unité spécialisée qui aidera à protéger les Jeux ». « Nous sommes déterminés à organiser des Jeux sûrs et sécurisés. »
Chris Allison, commissaire adjoint en charge des Jeux olympiques et paralympiques à la Met (Metropolitan Police), affirme que la police a « tiré les leçons des émeutes » survenues à l'été 2011 au Royaume-Uni (AEF Sécurité globale n°234717), selon un article du « Guardian », publié vendredi 9 mars 2012. Il admet qu'une répétition des troubles pendant les Jeux olympiques serait « difficile » à gérer. Chris Allison la juge peu probable, mais la police se prépare pour savoir comment elle y répondrait. « Nous nous assurons toujours d'avoir les ressources pour faire face à la protestation et au désordre potentiel », ajoute-t-il. « ll y a beaucoup de travail qui est fait autour des médias sociaux et nous pourrons nous appuyer dessus. Il s'agit d'utiliser judicieusement les renseignements. Nous devons être sûrs de les analyser correctement ».
Le premier enjeu des Jeux olympiques de Londres pour la France est « d'assurer la continuité des liens Transmanche », indique Philippe de Lagune, coordonnateur pour la sécurité au ministère de l'Intérieur, à l'occasion de l'organisation des JO. Il s'exprimait lors d'un petit-déjeuner du HCFDC (Haut comité français pour la défense civile) organisé au Sénat jeudi 12 janvier 2012. « La priorité est de faire en sorte que le tunnel ne s'arrête pas, d'assurer la continuité contre un accident, un dysfonctionnement de la signalisation, un conflit social chez un armateur, chez un transporteur routier, chez les marins-pêcheurs… et bien sûr face au terrorisme. Cela implique pour les autorités françaises de renforcer la garde des installations pour éviter toute intrusion », explique-t-il. « Les JO commencent le 27 juillet, c'est à dire le week-end qui est en temps normal le plus chargé pour les départs vers le Royaume-Uni, et se terminent le 12 août, soit le week-end le plus chargé dans l'autre sens. Ils vont représenter 10 à 15 % de trafic supplémentaire par rapport à ces pics », estime Philippe de Lagune.