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Terra Nova publie une contribution pour aider la gauche à réinventer le système de santé au-delà des corporatismes et de l'individualisme

Fruit des réflexions d'un groupe de travail présidé par Daniel Benamouzig, la contribution n°29 du think-tank de gauche Terra Nova, publiée jeudi 23 août 2012, « tente de réinventer notre système de santé en prenant en compte la vigueur de l'individualisme et l'affaiblissement des appartenances professionnelles, en intégrant ces principes sans renoncer à la solidarité, en envisageant de nouveaux équilibres. » C'est en ces termes que Terra Nova présente la contribution (1) qu'elle publie sur son site Internet. Dans l'introduction qu'il rédige, le coordonateur du groupe de travail explique qu'envisager de nouveaux équilibres « suppose de reconnaître toute sa place à la solidarité, sans pour autant renforcer les principes corporatistes et professionnels à partir desquels a été bâtie la Sécurité sociale en 1945, ni le corporatisme médical qui s'est affermi par la suite. » « Cette nouvelle orientation est d'autant plus délicate à envisager pour la gauche, poursuit-il, que les forces sociales les plus attachées au modèle historique du corporatisme comptent, aujourd'hui encore, parmi les principaux acteurs institutionnels associés à la gestion du système de santé : syndicats ouvriers et patronaux, syndicats de professionnels de santé, régimes multiples d'assurance maladie, assurances et mutuelles de santé… »

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« Le financement de la protection sociale a mangé tous les faibles gains de productivité de l'économie française » (N. Baverez)

« Il n'y a pas d'alternative à une politique sérieuse de maîtrise de la dépense sociale qui représente aujourd'hui à peu près 35 % du PIB. C'est très important parce qu'on ne peut pas continuer avec une consommation financée uniquement par de la dette. En outre, la dépense sociale a cannibalisé l'État régalien et on en paye le prix aujourd'hui en matière de justice par exemple ». C'est ce qu'a déclaré l'économiste, avocat et essayiste Nicolas Baverez devant la mission d'information de l'Assemblée nationale sur la compétitivité de l'économie française et le financement de la protection sociale qui procédait à sa première audition, hier, mercredi 9 février 2011. Nicolas Baverez souligne que « le financement de la protection sociale a mangé tous les faibles gains de productivité de l'économie française ». Il suggère donc de sortir du financement par le travail, certains risques de protection sociale : « il faut donc séparer ce qui relève de l'assurance et ce qui relève de la solidarité et de la redistribution. La partie assurance peut être financée par le travail et la solidarité par l'impôt ». De même, il estime envisageable une fusion de la CSG (en appliquant un taux normal pour les retraites) avec l'impôt sur le revenu en augmentant « un peu » la TVA afin de financer une suppression de la C3S.

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