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La LRU s'est traduite par une « centralisation de la décision » et une « priorité accordée à la recherche » (C. Musselin et S. Mignot-Gérard)

« Le plus urgent à mon sens est de revoir le rôle des doyens et des directeurs de composante ou à tout le moins de repenser l'organisation interne des universités. Il est nécessaire d'avoir un niveau intermédiaire et de lui laisser des responsabilités, de lui faire confiance », déclare à AEF Stéphanie Mignot-Gérard, maître de conférences en gestion à l'Upec, jeudi 6 septembre 2012, à l'occasion de la publication de deux rapports de recherche sur la gouvernance des universités auxquels elle a participé aux côtés de la sociologue Christine Musselin, directrice du CSO (Sciences Po, CNRS). Le premier rapport est une enquête qualitative menée en avril 2011 en partenariat avec l'Esen dans trois universités, une de lettres et une pluridisciplinaire en province, et une médicale et scientifique en Île-de-France. Le deuxième rapport résulte d'une enquête quantitative par questionnaire lancée en juin 2011 auprès de l'ensemble des personnes exerçant des responsabilités de gouvernance au sein de toutes les universités françaises (1), réalisée avec Stéphanie Chatelain (Cnam) et Samuel Sponem (HEC Montréal). Les premiers résultats de l'enquête quantitative avaient été rendus publics en avril dernier (AEF n°217503). Stéphanie Mignot-Gérard et Christine Musselin reviennent pour AEF sur les principales conclusions de ces deux recherches complémentaires, à savoir la centralisation de la décision, la priorité accordée à la recherche par rapport à l'enseignement ou encore la faible résistance au changement.

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