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« Les acteurs de terrain et particulièrement les PME ont du mal à se repérer dans le nouveau paysage du SFRI (système français de recherche et d'innovation) et dans les méandres du pilotage des projets issus notamment des investissements d'avenir. » C'est l'une des idées exprimées par le Medef, dans sa contribution aux assises de l'enseignement supérieur et de la recherche, diffusée vendredi 9 novembre 2012, qui contient aussi des propositions sur la réussite des étudiants (AEF n°202072). « Rendre plus visible à l'international le SFRI grâce aux investissements d'avenir est louable, à la condition que la carte universitaire soit aussi plus lisible, sinon les structures vont continuer à se multiplier dans un paysage déjà confus (pôles de compétitivité, PRES, campus d'excellence, idex, IRT etc.) », détaille le syndicat. Le Medef recommande ainsi d' « améliorer la lisibilité d'ensemble du SFRI ».
« Ma principale critique vis-à-vis des investissements d'avenir est qu'ils ont mis des moyens considérables sur la recherche, des moyens conséquents sur l'innovation, mais beaucoup moins sur les PME innovantes : environ 2,5 milliards d'euros via Oséo. » C'est ce qu'explique Laure Reinhart, directrice générale déléguée d'Oséo, en intervenant à une rencontre du Medef sur le thème « Quels investissements pour l'avenir ? », mardi 19 juin 2012 dans les locaux de l'organisation patronale, à Paris. En outre, poursuit-elle, le dispositif est « trop complexe » et « pourrait aller plus vite ». Elle cite le cas des projets structurants des pôles de compétitivité, dont « 26 % seulement des 300 millions d'euros prévus sont aujourd'hui engagés, au bout de 18 mois : il faut travailler avec le CGI (Commissariat général à l'investissement) pour accélérer le processus » (AEF n°218669 et n°237371). Laure Reinhart évoque notamment la « lourdeur de la gouvernance et du circuit de décision » des investissements d'avenir : « On ne sait pas encore très bien qui fait quoi. » Elle souligne également que le fait de mettre l'accent sur les « projets de rupture et projets structurants » ne facilite pas l'accès des PME aux appels à projets : « Ce sont des gros tickets qui peuvent déstabiliser de petites équipes », argue-t-elle.
« Le titre de docteur est le référent mondial, que ce soit aux États-Unis, en Chine ou en Inde. Auparavant, obtenir un doctorat était un plus, désormais, c'est un devoir. » C'est ce que déclare Jean-Luc Beylat, président d'Alcatel-Lucent Bell Labs France et du pôle de compétitivité Systematic Paris-Region, mardi 22 mai 2012. Il s'exprime lors d'une table ronde intitulée « Et maintenant ? Quand les entreprises s'engagent aux côtés des docteurs », tenue dans le cadre de la conférence-débat « les docteurs, l'atout gagnant des entreprises » organisée par le Medef, la CPU et l'ABG-Intelli'agence, au siège du Medef à Paris. « Il est fondamental que la France produise plus de docteurs, c'est un élément clé de la compétitivité de notre pays. C'est pourquoi les grandes écoles doivent pousser dans ce sens », poursuit Jean-Luc Beylat qui ajoute que « l'investissement initial placé sur un docteur se récupère largement après ».
« Mettre en place un 'pacte innovation' où toutes les entreprises affirmeront leur ambition de contribuer à faire travailler mieux ensemble les différents acteurs, de développer leur effort de R&D en France, leur collaboration avec l'université et l'enseignement supérieur et la mise en oeuvre de binômes grandes entreprises-PME. » Telle est l'une des propositions du Medef dans son ouvrage numérique de propositions pour la présidentielle « Besoin d'aire », présenté par sa présidente Laurence Parisot, mardi 14 février 2012 à Paris. « Comment rendre encore plus fertile cet écosystème d'innovation ? », s'interroge le Medef qui considère qu'il faut « accroître les liens entre recherche privée et recherche publique ; encourager la création de centres de R&D sur [le] territoire ; favoriser l'emploi scientifique ; donner autant d'importance à l'immatériel qu'au matériel ; se coordonner avec le projet Horizon 2020 de la Commission européenne ».
« Face aux menaces que font planer les tentations de réduction des niches fiscales, le Medef va se battre et s'arc-bouter pour défendre le coeur du crédit impôt recherche », déclare à AEF Hugues-Arnaud Mayer, président de la commission « innovation, enseignement supérieur et nouveaux business » de l'organisation patronale, vendredi 2 septembre 2011, à l'université d'été du Medef sur le campus HEC de Jouy-en-Josas (Yvelines). « Nous allons travailler à quantifier les effets du CIR et montrer quels impacts il a sur la compétitivité des entreprises – tout particulièrement les start-up et les PME – et sur l'attractivité du pays pour les investissements en R&D. Et s'il s'avère que certains profitent d'un effet d'aubaine, que ce soit parmi les grands groupes ou les sociétés de conseil, nous sommes prêts à faire un 'deal' pour aider à les identifier et à négocier des aménagements du dispositif qui corrigent de tels effets. Mais il ne faut en aucun cas renier une mesure aussi essentielle. »
Hughes-Arnaud Mayer est nommé président de la commission « innovation », en charge « des relations avec l'enseignement supérieur et du développement des nouveaux business », annonce le Medef le 1er septembre 2010. Cette commission « encourage et soutient la recherche et les nouvelles technologies au sein des entreprises » et « assure la cohésion des actions des 147 Medef territoriaux ». Charles Beigbeder, qui dirigeait cette commission, devient président de la commission « entrepreneuriat », en charge « de la promotion de l'esprit d'entreprise et de la culture entrepreneuriale ».
« Il se passe quelque chose en France, c'est clair », estime Hugues-Arnaud Mayer, président de la commission « développement du territoire » du Medef, lors de la table ronde intitulée « Innovation : la culture de l'innovation progresse-t-elle dans le triangle recherche-territoire-entreprise ? », jeudi 27 mai 2010, dans le cadre des Rencontres Universités-Entreprises au Cnit de Paris-La Défense. « Le premier indice, c'est l'oeil des étrangers. Tous ceux que je rencontre me disent que la France est devenue un paradis fiscal de l'innovation. » Un optimisme partagé par Henri Verdier, président du pôle de compétitivité Cap Digital, pour qui « la prochaine frontière, ce sont les étudiants. Il faut utiliser leur inventivité, leur énergie et en faire le quatrième côté de ce qui ne sera plus un triangle de l'innovation, mais un quadrilatère. »