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Négociations Agirc-Arrco : vers une épreuve de force sur la question des cotisations

L'augmentation des cotisations et ses modalités ont été le principal point de blocage de la séance de négociations sur les retraites complémentaires, jeudi 7 mars 2012, qui devait être conclusive et qui s'est terminée sur un constat d'échec (AEF n°194136). Toutes les organisations syndicales réclament une augmentation des ressources et se sont mises d'accord hier pour que celle-ci se traduise par une hausse des cotisations retraite même si une partie de cette hausse devait être consentie à fonds perdus c'est-à-dire sans créer de droits nouveaux. Les syndicats font de l'augmentation de la cotisation un passage obligée notamment parce qu'eu égard à l'ampleur des besoins de financements (1) si les principales économies ne devaient passer que par une baisse du pouvoir d'achat des rentes servies, la mesure serait jugée trop « brutale » et très impopulaire auprès des retraités. À l'inverse du côté du Medef, on rappelle la noirceur du contexte économique et le niveau « historiquement faible » des marges des entreprises (inférieur à 30 %) pour expliquer la réticence du patronat face à une éventuelle hausse des charges patronales (2). En outre, si le patronat ne ferme pas la porte à une hausse du taux contractuel (qui crée des droits) il estime qu'il faudra préalablement « donner à nos régimes les moyens de se repositionner dans un état de santé acceptable » explique Jean-François Pilliard.

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