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« L'enseignement de la littérature en France se focalise sur la lecture, et non sur l'écriture » (V. Houdart-Merot)

« En 2010, sur 53 départements de lettres en France, 37 proposaient au moins un enseignement de création littéraire », mais ils sont rarement obligatoires, indique à AEF Violaine Houdart-Merot, professeure de littérature française à l'université de Cergy-Pontoise et directrice du CRTF (Centre de recherche textes et francophonies), dans un entretien réalisé le 3 avril 2013. Autrement dit, la France « reste en retard (…) malgré une forte demande des étudiants ». « L'objectif de ces ateliers, explique-t-elle, est d'enseigner la littérature autrement, par l'écriture », alors qu'en France, cet enseignement « se focalise sur la lecture ». Dans ce contexte, « survit l'idée que l'art d'écrire ne s'apprend pas, alors qu'on apprend bien à jouer d'un instrument, à peindre ou à danser », regrette Violaine Houdart-Merot. Elle précise que ces ateliers d'écriture n'ont pas vocation à « former des écrivains mais à aider chaque étudiant à progresser dans sa maîtrise de la langue. (…) Ce devrait même être un droit. »

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Les langues anciennes peuvent être « un élément constitutif » de certaines licences pluridisciplinaires (document de travail, CAS)

« La filière ‘monodisciplinaire' de lettres classiques, qui rassemble en même temps qu'elle les isole le latin et le grec avec le français, est en grande difficulté » dans l'enseignement supérieur, indique un « document de travail » (1) publié le 1er mars 2013 par le CAS (Centre d'analyse stratégique) portant sur « Les ‘humanités', au cœur de l'excellence scolaire et professionnelle. Pistes pour l'enseignement des langues, de la culture et de la réception de l'antiquité ». Pour l'auteur de ce document, Jean-François Pradeau, professeur de philosophie à l'université Lyon-III Jean-Moulin et actuellement détaché à l'Inspection générale de l'administration de l'Éducation nationale, « vouloir restaurer [cette filière monodisciplinaire] ou la protéger en l'état semble insuffisant. Il est en revanche nécessaire de protéger une formation aux langues anciennes qui assure, au terme des études supérieures, le recrutement de professeurs de langues anciennes et la formation de chercheurs en langue comme en littérature anciennes. Mais cette formation peut être élargie, sous la forme de licences pluridisciplinaires au sein desquelles les langues anciennes ne seraient plus une option mais un élément constitutif. »

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