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L'OFCE et le COE-Rexecode prévoient une forte hausse du chômage jusqu'en 2015

L'OFCE (Observatoire français des conjonctures économiques) ne prévoit pas d'inversion de la courbe du chômage en France avant 2015. Dans ses prévisions économiques 2013-2014 rendues publiques mercredi 17 avril 2013, l'observatoire de Sciences Po anticipe une augmentation de 230 000 demandeurs d'emploi en 2013 suivie d'une hausse de 190 000 en 2014. Contesté par le gouvernement dans son programme de stabilité 2013-2017, ce scénario serait la conséquence de la poursuite de la politique d'économies budgétaires confirmée pour les années à venir par François Hollande et son Premier ministre, Jean-Marc Ayrault. En outre, à la situation économique internationale qui reste incertaine, s'ajoute la volonté des entreprises françaises de reconstituer leurs marges en restaurant leur compétitivité. Les emplois d'avenir, les contrats de génération et le CICE (crédit d'impôt compétitivité emploi) produiront des effets positifs sur l'emploi, mais limités.

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Programme de stabilité 2013-2017 : le maintien du chômage à un haut niveau fragilise les prévisions du gouvernement

La persistance de la crise économique et le possible maintien à un haut niveau du chômage font partie des facteurs qui rendent incertaines les prévisions macro-économiques retenues par le gouvernement dans le cadre du programme de stabilité pour la période 2013-2017. C'est, en substance, la conclusion du Haut Conseil des finances publiques exposée dans son avis du 15 avril 2013, rendu public mardi 16 avril 2013, sur le programme de stabilité français qui doit être débattu au Parlement avant sa transmission à la Commission européenne à la fin du mois. Le Haut Conseil, sans délivrer d'avis formellement négatif, n'exclut pas « un léger recul du PIB en 2013 » quand le gouvernement anticipe une faible progression (+0,1 %), et « une croissance sensiblement inférieure » à la prévision gouvernementale de +1,2 % en 2014. Une moyenne de 2 % de croissance du PIB sur 2015-2017 est également jugée « trop optimiste ».

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Le taux de chômage atteindrait 10,5 % de la population active à la mi-2013 (Insee)

Avec la faiblesse de l'activité économique (-0,2 % au 4e trimestre 2012, +0,1 % au 1er trimestre puis au 2e trimestre 2013), la situation sur le marché de l'emploi continuerait de se détériorer d'ici mi-2013, souligne l'Insee dans sa note de conjoncture publiée le 20 décembre 2012. En moyenne, 40 000 postes par trimestre seraient supprimés dans les secteurs marchands non agricoles à l'horizon de la prévision (mi-2013) : 47 000 postes seraient perdus au quatrième trimestre 2012 puis 75 000 au premier semestre 2013 . Le retour des gains de productivité spontanés sur leur rythme d'avant-crise, amorcé depuis fin 2011, pèserait sur l'emploi, mais la baisse de l'emploi marchand serait atténuée par les premiers effets du crédit d'impôt pour la compétitivité et l'emploi (Cice) (15 000 emplois inscrits à l'horizon de la prévision). La baisse de l'emploi total serait plus faible, car l'emploi dans les secteurs non marchands serait soutenu par une augmentation du nombre de contrats aidés. Le taux de chômage atteindrait 10,5 % en France métropolitaine (10,9 % y compris DOM) mi-2013, contre 10,1 % fin 2012 (10,5 % y compris DOM).

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