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Projet de loi ESR : en valorisant l'anglais, « le risque est de se couper de la jeune intelligence » francophone (Bernard Cerquiglini, AUF)

« Tel que l'article [du projet de loi enseignement supérieur et recherche (AEF n°193314 et n°193100) est formulé, l'anglais est valorisé et à terme la France se détourne de sa mission historique auprès de la communauté internationale francophone scientifique », s'inquiète Bernard Cerquiglini, recteur de l'AUF (Agence universitaire de la francophonie), interrogé par AEF le 19 avril 2013. Alors que l'association doit tenir son assemblée générale à São Paulo (Brésil) du 7 au 10 mai prochain, Bernard Cerquiglini fait valoir que, « dans les faits, le français est une langue internationale de savoir attractive ». Pour lui, mettre en avant l'anglais ne signifie pas accroître l'attractivité des universités : « pourquoi un étudiant non francophone irait faire ses études en anglais en France plutôt qu'aux États-Unis ? Le risque est bien plutôt de se couper de la jeune intelligence » issue de la francophonie.

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Projet de loi ESR : un député socialiste et l'Uni-Mét se prononcent contre les cours en anglais à l'université

« À l'instar de nombreuses associations de défense de la langue française du monde entier et de l'Académie française, je suis favorable au retrait » de l'article 2 du projet de loi ESR, lequel autorise « des exceptions » à l'usage du français dans les cours des établissements d'enseignement publics et privés, si « ceux-ci sont dispensés pour la mise en oeuvre d'un accord avec une institution étrangère ou internationale » (AEF n°193314). Telle est la position de Pouria Amirshahi, député socialiste de la 9è circonscription des Français établis hors de France, développée dans un communiqué publié le 13 avril 2013. Le retrait de cet article est aussi une demande de l'Uni-Mét : l'idée que cette mesure améliorerait « l'attractivité de nos établissements » est un raisonnement « très simpliste et fondé sur un mauvais diagnostic ».

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Le projet de loi ESR sera examiné en procédure d'urgence par le Parlement. Audition de Geneviève Fioraso le 26 mars

Le projet de loi enseignement supérieur et recherche, déposé à l'Assemblée nationale le 20 mars 2013, sera examiné en « procédure accélérée » à la demande du gouvernement, est-il indiqué sur le site de l'Assemblée nationale. Le projet de loi est dans un premier temps renvoyé à la commission des affaires culturelles et de l'éducation, le rapporteur étant le député PS de Gironde Vincent Feltesse (AEF n°196859). L'audition de la ministre Geneviève Fioraso est prévue le 26 mars 2013 à 16h15.

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URGENT. Le projet de loi ESR introduit des « pourcentages minimaux » de bacheliers technologiques et professionnels dans les IUT et STS

Le « pourcentage minimal » remplace la « priorité d'accès » pour les bacheliers technologiques en IUT et pour les bacheliers professionnels en les STS : c'est l'une des modifications introduites dans la version du projet de loi ESR présentée en conseil des ministres mercredi 20 mars 2013, après passage en Conseil d'État. Au total, le projet comporte 20 mesures faisant l'objet de 69 articles (1). Son examen en séance publique à l'Assemblée nationale débutera le 27 mai. Cette modification relative au « pourcentage minimal » avait été évoquée à l'occasion d'un point presse le 18 mars par Geneviève Fioraso, ministre de l'Enseignement supérieur et de la Recherche, qui avait utilisé le terme de « quotas » (AEF n°193459). Autre changement relatif à la coordination du service public de l'enseignement supérieur : la référence à la représentation du ministère chargé de l'enseignement supérieur dans les CA des établissements relevant d'autres ministères disparaît.

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Plus de 4,1 millions d'étudiants en mobilité dans le monde en 2010, soit 11 % de plus qu'en 2009 (« Regards sur l'éducation 2012 »)

« Au cours de ces trois dernières décennies, le nombre d'étudiants en formation dans un pays dont ils ne sont pas ressortissants a fortement augmenté dans le monde : il est passé de 0,8 million en 1975 à 4,1 millions en 2010, soit plus du quintuple. » C'est l'une des observations formulées par l'OCDE dans l'édition 2012 de « Regards sur l'éducation » rendue publique mardi 11 septembre 2012 (AEF n°207266). En 2010, 4 119 002 étudiants suivaient une formation d'enseignement supérieur dans un pays dont ils ne sont pas ressortissants, contre 3 707 756 en 2009, soit une hausse d'un peu plus de 11 % (AEF n°232983). Selon l'OCDE, les étudiants étrangers représentent en France « un pourcentage significatif des effectifs de l'enseignement [supérieur] », soit 11,6 %. De même, la France - avec l'Allemagne, l'Australie, les États-Unis et le Royaume-Uni - fait partie des cinq pays qui accueillent « chacun plus de 6 % de l'effectif mondial d'étudiants étrangers ».

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