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Espé : la « diversité » et la « double culture » Éducation nationale - université sont nécessaires (interview croisée)

On ne peut « pas sous-entendre que par essence l'université n'est pas professionnalisante », estime Didier Jourdan, directeur de l'IUFM d'Auvergne, dans une interview croisée avec le sénateur du Puy-de-Dôme, Jacques-Bernard Magner (PS), le 16 avril 2013. Didier Jourdan répond aux déclarations du sénateur qui a affirmé que « l'université n'est pas professionnalisante et ne veut pas l'être » (AEF n°193272). Un propos « provocateur », reconnaît ce dernier, mais qui correspond à « un diagnostic » national. Dans cette interview Didier Jourdan et Jacques-Bernard Magner évoquent le « bon » équilibre entre enseignants de l'université et professionnels de l'Éducation nationale dans la future Espé Clermont-Auvergne. Le sénateur estime que « la diversité doit présider à la formation des enseignants ». Pour Didier Jourdan, les formations doivent être co-construites au sein des Espé et dirigées par des personnes ayant une « double culture » Éducation nationale et enseignement supérieur.

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URGENT. La formation des enseignants est organisée « par les universités » et non plus « par l'Espé » (version finale du cadre national)

Une note d'information relative au cadre national des formations liées aux métiers du professorat du premier et du second degré et de l'éducation adressée fin mars 2013 par la Dgesip (MESR) et la Dgesco (MEN) aux présidents d'université et aux recteurs d'académie remplace toutes les mentions aux Espé (écoles supérieures du professorat et de l'éducation) par celle d' « universités » par rapport à une précédente version datée du 21 mars 2013 (AEF n°193076). Dans cette version définitive dont AEF a eu copie, « la formation initiale des personnels enseignants et d'éducation est organisée par les universités [et non plus « par les Espé »] articule des enseignements théoriques et des périodes d'alternance ». Sur les autres points, cette version diffère peu de la version datée du 21 mars.

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Formation des enseignants : « Demander aux étudiants d'assurer un demi-service » est « une très mauvaise idée » (J. Crinon, IUFM de Créteil)

« Demander aux étudiants [inscrits en M2] d'assurer un demi-service d'enseignement, [soit 12 heures par semaine dans le premier degré], c'est une très mauvaise idée car, lors de la première année [d'exercice], le temps de préparation des cours est énorme. D'une part, il y aura beaucoup moins de temps pour les UE (unités d'enseignement) disciplinaires et didactiques. D'autre part, les étudiants seront épuisés. » Telle est l'opinion de Jacques Crinon, responsable du master « Éducation et métiers de l'enseignement du premier degré » de l'IUFM de Créteil, au sein duquel un parcours en alternance en M2 a été créé à la rentrée 2011. Interrogé sur la réforme de la formation des enseignants lors d'un entretien réalisé jeudi 14 mars 2013, il déclare à AEF : « Je suis très favorable à l'alternance et au tissage entre université et professionnalisation. Pour autant, je suis aussi inquiet. Cette réforme est intéressante à plusieurs égards mais s'agissant de l'alternance, un demi-service, c'est trop. Une grave erreur est faite, tout cela pour économiser des postes. Car c'est bien de cela qu'il s'agit au fond. » La réforme actuelle prévoit que les étudiants inscrits en deuxième année du master MEEF (métiers de l'enseignement, de l'éducation et de la formation), à la rentrée 2014, effectueront un demi-service d'enseignement (AEF n°200344).

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Formation des enseignants : 13 conseils d'administration ou UFR demandent le report de la réforme par la voie de motions, publiées par SLU

SLU (Sauvons l'université) répertorie sur son site internet 16 motions portant sur la réforme actuelle de la formation des enseignants. Votées depuis janvier 2013 par les conseils d'administration ou les UFR (unités de formation et de recherche) des universités françaises, elles se multiplient depuis fin février. La quasi-totalité des motions (13 sur 16) demandent « la suspension du projet de réforme » (UFR de lettres et langues, de sciences et techniques, d'arts et sciences humaines de l'université de Tours), un « moratoire d'un an » (UFR de langues de l'université de Picardie Jules Verne à Amiens) ou encore « un report [de la réforme] jusqu'à la rentrée 2014 » (département d'anglais de l'université Lumière Lyon-II). De son côté, le Conseil de l'IUFM de Créteil dénonce le fait que « les acteurs des Espé (Écoles supérieures du professorat et de la formation) sont enjoints de prendre des engagements sur les futurs masters MEEF (métiers de l'enseignement, de l'éducation et de la formation) alors même que les maquettes des concours ne sont pas encore connues. Seule une 'maquette générique' a été diffusée par le Comité de suivi de master, suscitant de nombreuses interrogations sur les épreuves de ces concours. »

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