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Désert médical : la Corse mise sur la coordination et les partenariats

L'Agence régionale de santé de Corse a présenté, le 9 avril 2013, ses propositions pour lutter contre la désertification médicale de l'île sur la base des douze engagements du pacte territoire-santé présenté en décembre 2012 par la ministre des Affaires sociales et de la Santé, Marisol Touraine (AEF n°199931). La Corse est actuellement la deuxième région française la plus âgée derrière le Limousin. En 2010, les personnes âgées de 75 ans et plus représentaient 10 % de la population. De plus, la densité de population y est la plus faible du pays, avec 36 habitants/km2. Le relief de l'île, avec la moitié de son territoire situé au-dessus de 400 mètres d'altitude, génère des difficultés d'accès aux équipements : 92 % des communes sont classées en zone « montagne » (45 % de la population), alors que seulement 37 % des médecins généralistes y sont installés. Le nombre de ces médecins demeure stable mais ils vieillissent rapidement : en 2005, 8 % d'entre eux avaient plus de 60 ans, contre 27 % en 2011. Ce sont les régions de l'île les plus difficiles d'accès qui sont principalement concernées par cette difficulté. Enfin, près de 25 % de la population corse se trouve à au moins 30 minutes d'une structure d'accueil Urgences/Smur.

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Rapport sur les déserts médicaux : MG France rejette de « mauvaises réponses ». La CSMF défend le « pacte territoire santé » de M Touraine

La CSMF et MG France réagissent à la publication jeudi 7 février 2013 du rapport d'information des sénateurs Fichet et Maurey sur les déserts médicaux (AEF n°196262). MG France évoque un « constat partagé » mais de mauvaises réponses, notamment sur la régulation des installations. La CSMF parle de « prétendues propositions » qu'elle juge « ineptes » et « dangereuses » et s'oppose à la « coercition ». Elle en appelle au gouvernement pour qu'il poursuive « avec énergie la politique d'incitation contenue dans le 'Pacte territoire santé' ». Les étudiants de l'Anemf quant à eux expliquent que l'exemple de régulation des installations à l'allemande évoqué dans le rapport a conduit à réduire par cinq le nombre des candidats aux études médicales.

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Déserts médicaux : des sénateurs veulent « franchir un pas dans la régulation » et étendre aux médecins le conventionnement sélectif

Seize sénateurs de la commission du Développement durable, des infrastructures, de l'équipement et de l'Aménagement du territoire, membres du groupe de travail créé sur le thème de « la présence médicale sur l'ensemble du territoire » (AEF n°205922), présentent jeudi 7 février 2013 une série de 16 propositions issues d'un rapport d'information, intitulé « Déserts médicaux : agir vraiment », adopté à l'unanimité le 5 février. Plusieurs d'entre elles retiennent déjà l'attention du corps médical. Pour mieux réguler l'installation des médecins, il est suggéré d'étendre dès à présent à l'ensemble des médecins le principe du conventionnement sélectif avec l'assurance maladie en fonction des zones d'installation, un mécanisme de ce type existe déjà pour d'autres professions de santé (1). « Nos propositions ne sont pas coercitives, ce sont des mesures régulatrices », insistent les deux sénateurs. Leur rapport envisage cependant d'instaurer pour les « médecins spécialistes » une « obligation d'exercer » pendant deux ans à l'issue de leur formation « dans les hôpitaux des chefs-lieux de départements où le manque de spécialistes est reconnu par les ARS ». En troisième lieu, ils préconisent d'« informer dès à présent les étudiants en médecine » de la possibilité d'instaurer « une obligation de quelques années d'exercice en zone sous dotée en début de carrière », si au terme de la législature actuelle, la situation des inégalités de répartition territoriales des médecins n'avait pas évolué positivement.

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Réactions au « pacte territoire-santé » : des attentes en partie satisfaites et une interrogation sur les moyens et le calendrier

Les réactions des jeunes médecins sont plutôt favorables aux engagements sur la formation initiale et les conditions d'exercice du pacte annoncé par Marisol Touraine le 13 décembre (AEF n°199931). En revanche, les mesures d'aides à l'installation (bourses de service public et contrat de praticien territorial de médecine générale) sont accueillies plus fraîchement, particulièrement par les internes de spécialités de l'Isnih qui estiment que « l'argent n'est pas la préoccupation principale » des jeunes professionnels. Mis à part l'UFC-Que choisir qui réclame un conventionnement sélectif des médecins et une prise en charge conditionnelles des cotisations sociales la totalité des acteurs approuvent l'orientation générale d'une politique globale incitative. Nombre d'acteurs s'interrogent sur les moyens mis en oeuvre pour atteindre les objectifs fixés par le plan ainsi que sur le calendrier de mise en oeuvre des mesures. Tous s'attendent que s'ouvre la concertation nationale annoncée hier.

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Praticiens territoriaux de médecine générale : Marisol Touraine fixe à 55 000 euros le niveau de salaire annuel d'un généraliste débutant

« Un jeune médecin doit gagner 55 000 euros dans l'année. S'il n'arrive pas à ce plafond-là, on lui paiera la différence entre ce qu'il a gagné et 55 000 euros, ce qui lui permet d'avoir une forme d'assurance », a déclaré Marisol Touraine dimanche soir sur « M6 » dans le cadre d'une émission consacrée aux remèdes à la désertification médicale qui concernent certaines zones rurales et péri-urbaines. La ministre des Affaires sociales et de la Santé veut offrir un revenu garanti aux jeunes médecins généralistes tout juste diplômés qui postuleront pour l'un des 200 postes de « praticiens territoriaux de médecine générale » à pourvoir l'an prochain. Ces postes sont créés par le PLFSS 2013 adopté définitivement ce lundi 3 décembre par les députés. L'UFML réagit lundi 3 décembre en expliquant que « le fait d'assurer ces 4 600 euros, en laissant le tarif de la consultation à 23 euros ne résout rien à terme » à la question des déserts médicaux car elle est le résultat du « désengagement de l'État de ces zones géographiques, de l'abandon de la médecine libérale avec des rémunérations indignes qui ne reflètent plus la pratique, des obligations et des taches administratives toujours plus nombreuses, d'un vieillissement de la population médicale et donc de sa pénurie. ». Les internes de médecine générale de l'Isnar jugent au contraire cette mesure « bienvenue à cette période charnière du début de l'exercice ambulatoire, où les charges peuvent être supérieures aux revenus le temps de la création d'une patientèle. »

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