Politique de cookies
Le groupe AEF info utilise des cookies pour vous offrir une expérience utilisateur de qualité, mesurer l’audience, optimiser les fonctionnalités et vous proposer des contenus personnalisés. Avant de continuer votre navigation sur ce site, vous pouvez également choisir de modifier vos réglages en matière de cookies.
Politique de protection des données personnelles

Paramétrer Tout accepter

Service abonnements 01 83 97 46 50

« Réformer le système judiciaire est une tâche immense. Mais des réformes simples peuvent être mises en place rapidement » (Xavier Bébin)

« Réformer le système judiciaire est une tâche immense. Mais des réformes simples peuvent être mises en place rapidement, pour peu qu'il y ait une réelle volonté politique. Il y a urgence. » C'est ce qu'écrit le secrétaire général de l'Institut pour la justice, Xavier Bébin, dans son ouvrage, « Quand la justice crée l'insécurité », paru le 10 avril 2013 aux éditions Fayard. « On ne peut plus accepter la situation [actuelle], à savoir une forte impunité liée à des peines incertaines et peu exécutées, une défaillance manifeste dans la prise en charge des criminels dangereux, ainsi que des victimes mal considérées, dont les droits sont limités », affirme-t-il. « Un système pénal dissuasif n'est pas un système particulièrement sévère, mais crédible : les peines doivent être certaines, rapides et prévisibles, pour faire reculer l'impunité et permettre aux citoyens de retrouver confiance dans leur système judiciaire », souligne Xavier Bébin.

Cet article est réservé à nos abonnés

Que diriez-vous de découvrir nos services d’information en temps réel ainsi que les dossiers thématiques et les newsletters de nos rédactions ?
Nous vous invitons à formuler une demande de test pour accéder à AEF info.

Cette offre d’essai est gratuite et sans engagement
à lire aussi
L'Institut pour la justice chiffre à « environ 150 milliards d'euros annuels » le coût économique et social de la criminalité

« L'évaluation du coût du crime et de la délinquance se situe aux environs de 150 milliards d'euros par an, c'est-à-dire 7,5 % du PIB 2010. » C'est en ces termes que l'économiste Jacques Bichot conclut son étude commandée par l'Institut pour la justice, et mise en ligne lundi 20 février 2012. Il faut « une nécessaire augmentation des dépenses publiques liées à la lutte contre la criminalité. C'est tout particulièrement le cas du budget de la justice pénale, qui représente 5 milliards d'euros seulement alors que le coût économique et social du noyau dur de la criminalité (violences, crime organisé, vols, vandalisme et escroqueries) s'élève à près de 80 milliards d'euros chaque année », réagit l'Institut dans un communiqué. L'organisme évoque également « la nécessité du programme de construction de prisons voté récemment par l'Assemblée nationale (AEF Sécurité globale n°223903). D'après des études statistiques convergentes, 30 000 places de prison supplémentaires permettraient de faire reculer la criminalité de 15 %, soit une économie pour la société de 12 milliards d'euros pour une dépense publique annuelle d'environ 1 milliard d'euros ».

Lire la suiteLire la suite
Xavier Bébin observe une « évolution frappante » de l'UMP depuis 2009 à propos de l'exécution des peines

L'annonce, par le président de la République, d'un agrandissement du parc pénitentiaire (AEF Sécurité globale n°232990) marque « une évolution frappante depuis 2009 dans la majorité en matière de politique pénale », estime Xavier Bébin, délégué général de l'Institut pour la justice. Les actuels projets de construction de prisons « devaient faire passer la capacité française à 70 000 en 2018, Nicolas Sarkozy en ajoute donc 10 000 de plus », précise-t-il. Cette volonté de porter la capacité carcérale à 80 000 places contraste avec « l'enthousiasme dans lequel la loi pénitentiaire portée par Rachida Dati avait été votée ». A l'époque seuls Éric Ciotti et Lionnel Luca s'étaient abstenus au sein de l'UMP lors du vote du texte, qui contenait une disposition contestée par l'association de Xavier Bébin : « La quasi systématisation des aménagements de peines de prison ferme allant jusqu'à deux ans. »

Lire la suiteLire la suite