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Philippe Jamet (CGE) : « Je crains de voir réapparaître des clivages institutionnels » avec la création des communautés

« Nous n'avons pas l'impression d'être mieux armés, avec cette loi, ni pour affronter la compétition internationale, ni pour assurer une meilleure réussite des étudiants », estime le nouveau président de la CGE (Conférence des grandes écoles), Philippe Jamet, dans une interview à AEF sur les conséquences attendues de la nouvelle loi sur l'ESR, mardi 16 juillet 2013. Concernant les futures « communautés d'universités et établissements », Philippe Jamet y voit « une volonté forte de contraindre les acteurs » et « craint de voir réapparaître des clivages institutionnels, alors que les PRES ont été des lieux de discussion et de lissage des différences ». « On semble oublier que les grandes écoles et les universités n'ont pas des déterminants stratégiques identiques », ajoute-t-il, jugeant que « vouloir les fondre dans de vastes ensembles ne paraît pas être le meilleur usage à faire de leur valeur ajoutée ».

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Philippe Jamet (CGE) : « Le projet de ce pays est-il de transformer le supérieur en machine à digérer du bachelier ? »

« Quel est le projet de ce pays pour sa jeunesse ? Est-ce de transformer le supérieur en machine à digérer du bachelier ? », interroge Philippe Jamet, directeur de l'École des mines de Saint-Étienne et nouveau président de la CGE, mardi 11 juin 2013, lors de la journée de débats organisée pour fêter les 40 ans de l'association (AEF n°187972). Les échanges, marqués par des prises de position assez tranchées et parfois alarmistes, ont porté sur le « paradigme éducatif » français qui « laisse s'engouffrer dans le supérieur des bataillons de jeunes qui y échouent », sur « la catastrophe à venir » en matière de vivier et sur la « barrière culturelle » concernant les frais de scolarité. Le président de la CGE appelle notamment ses membres à « faire la pédagogie du consentement à payer » pour les études supérieures auprès du grand public, estimant qu' « il y a en France deux systèmes majeurs où le consentement à payer est nul : l'éducation et la santé ».

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La CGE se saisit « de la dramatique question des 150 000 jeunes sans qualification » (Pierre Tapie, congrès de Nantes)

« Dans une situation financière contrainte comme nous la connaissons aujourd'hui, il n'est légitime que l'État accélère son investissement dans l'enseignement supérieur et la recherche que si l'ensemble des établissements choisissent d'être des acteurs citoyens plus engagés. En résumé, nous pensons que la France a besoin d'investir davantage dans sa matière grise dans les dix années à venir, et que celle-ci doit en retour servir les enjeux sociétaux aigus » de la nation, déclare Pierre Tapie, président de la Conférence des grandes écoles, vendredi 5 octobre 2012, lors du congrès annuel de l'association à Nantes (AEF n°205179). « Pendant ces deux journées, nous avons creusé les deux grandes propositions que nous avions faites pendant la campagne présidentielle (AEF n°221380) : d'une part, nous nous sommes saisis de la dramatique question des 150 000 jeunes sans qualification, car c'est la question de société sur laquelle nous sommes les plus capables d'agir en tant que professionnels de la pédagogie ; et d'autre part, nous avons voulu poser la question de l'investissement public dans l'intelligence et formuler des propositions concrètes. » La CGE propose ainsi la création d' « Instituts horizon métiers » destinés aux décrocheurs.

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